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Réussites africaines : Dangote Cement, MTN Ghana, Sonatel dans le top 250

Réussites africaines
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Les marchés boursiers ont connu de fortes fluctuations ces dernières années compte tenu de la conjoncture économique internationale peu favorable. Selon le magazine d’affaires africain ” African Business “, la capitalisation boursière globale en Afrique a fortement diminué entre 2022 et 2023, passant de 701 milliards de dollars à 561 milliards de dollars. Le média financier a fait ainsi ressortir les 250 plus grandes entreprises africaines avec pour critère principal la capitalisation boursière. Certaines sociétés ont vu leurs capitalisations s’apprécier tandis que d’autres ont affiché des capitalisations en recul, perdant ainsi des points dans le classement.  

 

L’hégémonie des entreprises sud-africaines

En 2023, c’est la deuxième économie africaine qui règne dans le classement avec 96 places sur 250. En effet, l’Afrique du Sud représente 67% de la capitalisation globale des entreprises présentées dans cette enquête avec une capitalisation boursière combinées de 375 milliards de dollars sur un total de 556 milliards. Cependant, il faut noter que le nombre d’entreprises sud-africaines dans le classement est en recul, passant de 133 l’année dernière à 96.  

Ainsi, les huit premières places sont respectivement occupées par les sociétés sud-africaines à savoir Naspers, une société Internet et multimédia qui arrive en tête du classement avec une capitalisation boursière de 80 milliards de dollars, suivi par FirstRand (19 milliards de dollars), Standard Bank Group (16 milliards de dollars), Vodacom Group (14 milliards de dollars), Anglo American Platinum (14 milliards de dollars),  MTN Group (13 milliards de dollars),  Gold Fields  (12 milliards de dollars) et Capitec Bank Holdings (11 milliards de dollars).  

Il faut noter que sur les 250 entreprises à plus forte capitalisation en Afrique seulement 36 représentent l’Afrique de l’Ouest, soit 11,4% de la capitalisation boursière globale. La bourse du Nigeria s’offre la plus grande part avec 23 sociétés sur les 36, tandis que la BRVM et la Bourse du Ghana affichent respectivement 11 et 2 sociétés dans le classement. 

 

La Bourse du Nigeria en 1ʳᵉ position en Afrique de l’Ouest

Selon cette même enquête, la part du Nigeria dans la capitalisation boursière globale s’est établie à 9,2% contre 8,53% en 2022. Ainsi, le nombre de compagnies nigérianes dans le classement a augmenté de trois, portant son chiffre à 22. MTN Nigeria est la première société ouest-africaine à se positionner dans le top 10 du classement (9ème du classement africain) avec une capitalisation boursière de 10,6 milliards de dollars pour l’année 2023, suivie par une autre société de télécommunication, Airtel Africa, en 28ème position du classement africain (4ème du classement ouest-africain) avec 6,9 milliards de dollars. 

Les sociétés de cimenterie, Dangote Cement (11ème du classement africain et 2ème du classement ouest-africain avec 9 milliards de dollars) et BUA Cement (20ème classement africain et 3ème classement ouest-africain avec 7 milliards de dollars), profitent de la croissance continue du secteur de la construction au Nigeria pour se hisser dans le classement. Ces deux sociétés étaient respectivement à la 15ème et 31ème place en 2022. 

 

Lire aussi : Classement des compagnies d’assurance en Côte d’Ivoire (1er trimestre 2023)

 

La BRVM en nette progression dans le classement

Sur les 46 entreprises cotées à la BRVM, 11 sociétés se sont hissées dans le top 250. En effet, 3 sociétés ont fait leur entrée dans le classement, portant ainsi le nombre à 11 contre 7 sociétés en 2022. La part de la BRVM dans la capitalisation boursière globale s’est ainsi passée de 0,87% à 1,53% en l’espace d’une année. La première entreprise de la BRVM est Sonatel qui s’est améliorée de 7 places pour s’établir à la 48ème position du classement africain (6ème place du classement ouest africain) avec une capitalisation de 2,6 milliards de dollars. 

C’est l’entrée d’Orange Côte d’Ivoire dans le classement qui a été la plus remarquée. En effet, l’entreprise occupe la 53ème marche sur les 250 entreprises cotées (7ème classement ouest-africain) avec une valeur de 2,3 milliards de dollars à la suite de son introduction en bourse sur la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) en décembre. 

Ces deux sociétés de télécommunications, Orange Côte d’Ivoire et Sonatel au Sénégal, représentent à elles seules environ 40 % de la capitalisation boursière totale du BRVM. Il est intéressant de noter que l’introduction en bourse d’Orange a pris six ans pour se concrétiser. Ces développements reflètent à la fois l’intérêt croissant pour les investissements en Afrique de l’Ouest et les défis auxquels sont confrontés les gouvernements régionaux pour stimuler le marché boursier et encourager la cotation des entreprises d’État. La cotation de ces entreprises pourrait en effet contribuer à la diversification du marché et à l’élargissement des opportunités d’investissements pour les acteurs du marché. 

 

La présence du Ghana en recul

Le Ghana, malgré sa croissance économique et l’apport de revenus issus du pétrole et du gaz, est étonnamment peu représenté dans le Top 250, avec uniquement deux entreprises. Cela pourrait s’expliquer en partie par l’inflation élevée atteignant 45 % en mars 2023 et les difficultés économiques qui ont conduit aux relèvements successifs du taux directeur par la banque centrale ghanéenne. Dans ce contexte, Scancom (MTN Ghana) a ainsi perdu 4 places pour s’établir à la 80ème position (12ème classement ouest-africain) avec une capitalisation boursière de 1,330 milliard de dollars. Tullow Oil est la seconde et dernière entreprise ghanéenne cotée à se positionner à la 148ème du classement africain (20ème du classement ouest-africain) avec une capitalisation de 564 millions de dollars. 

Dans l’ensemble, le classement des 250 plus grandes capitalisations en Afrique révèle une année difficile (mars 2022 Vs mars 2023). La capitalisation boursière globale a diminué, reflétant les défis économiques et les fluctuations des marchés. Cependant, certains pays montrent des signes de croissance et de dynamisme, offrant des opportunités d’investissements intéressantes. 

 

SUZANNE BATISTA 

Source : Sika Finance 

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