Comment réussir en pensant autrement

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Comment réussir en pensant autrement

La compétence la plus importante que vous devez développer aujourd’hui

Les mots qui vont suivre sont un peu durs. Excusez-leur manque d’égard pour les sensibilités.

« N’avez-vous pas honte, vous, parfois, intellectuels, bien-pensant, la tête bourrée de choses qui occupent de l’espace et qui y pourrissent sans que vous ne soyez capables de les transformer en argent, en ressources qui assurent votre bien-être, augmentent votre confort, qui accroissent votre quota santé, votre joie, vos richesses matérielles, votre sagesse et votre pouvoir sur les choses et les gens autour de vous ? » C’est un peu en ces termes qu’on pourrait résumer la nécessité d’apprendre à modifier nos logiques, mentalités et modes de pensées. Il s’agit en effet de comprendre une fois pour toute que la quantité de connaissances qui sont dans notre cerveau ne définit pas le niveau de richesses, d’accomplissement que nous aurons dans notre vie.

On pourrait se demander pourquoi il faut en arriver à utiliser un ton si dur. On le comprend aisément si on se met dans la situation suivante : constater avec exaspération que beaucoup de personnes courent à prendre des millions pour chasser plus de savoirs, plus de diplômes et négligent royalement d’investir d’abord à se connaitre, à se transformer, à modifier leurs modes de pensées, leurs paradigmes, leurs logiques trop logiques et abrutissantes héritées du système scolaire.

Le comptable qui a été rééduqué par un « analphabète intelligent »

C’est précisément ce genre de révolte qui une fois perçue, a poussé beaucoup à arrêter de courir après les diplômes de l’université pour se jeter corps et âme dans leur passion, dans l’accomplissement de leur personne, découvrant ainsi que l’œuvre d’art à bâtir pour bâtir ensuite des empires économiques, c’est d’abord eux-mêmes, leur état d’esprit, leur mode de pensée, leur mentalité. Laissez-moi vous donner ces exemples qui vous feront vous écrier : « Mais dit donc ! » ou tout au moins vous feront être d’accord avec ce qui précède.

C’est un comptable bien diplômé travaillant pour une entreprise de presse écrite. Il est allé chez un de leur prestataire de service : le DG d’un Groupe qui fait dans l’imprimerie, la vente de papier et matériels associés, lequel (le DG) est un Nigérian d’origine Yoruba avec un niveau d’instruction ne dépassant pas la troisième année du cours primaire. Le comptable, ce jour-là se plaignait du mauvais comportement des employés des cybercafés. Dans son explication, il disait vouloir acheter des papiers rames. Arrivé, la jeune dame du cyber lui avait dit que c’est à 50 Fcfa l’unité. Lui s’est écrié, refusant de dépenser 50 F pour un papier qu’il pouvait avoir pour 25 F au pire des cas. Il avait fait ses calculs à partir du prix du paquet. Que pouvait-il faire ? (Réfléchissez un temps à une solution avant de continuer la lecture). A sa place comment auriez-vous réagi ? Il a insisté et finalement a décidé de faire comme la plupart des gens : « Il y a beaucoup de cybers, si vous ne voulez pas me laisser ça à 25F, je vais chercher ailleurs. » Et c’est ce qu’il a fait. Il a tourné, tourné et a fini par en trouver à 25F. Il en a pris 4, soit 100F. Il était persuadé de s’en être bien sorti. Il venait de relater l’incident et le DG (analphabète, du moins très peu instruit), le regardait avec tristesse, avec commisération, comme s’il se disait : « oh, quel dommage pour toi ! Tu me fais tellement pitié ! » Le comptable ne put s’empêcher de demander ce qui se passait. Et voici la réponse du DG analphabète : « Tu vois, vous qui avez été trop à l’école là, c’est ça votre problème. Vous ne savez plus réfléchir correctement. Est-ce que dans le cyber là-bas, il y a photocopie ? » «  Oui.», répondit le Comptable. « Et bien, c’est simple, tu demandes à la jeune dame de faire photocopie blanc. C’est à 10F, ou bien ? » « Oui », répondit presque bêtement le comptable qui comprenait la gravité de la situation.Donc, poursuivit le DG, « tu en fais 4, ce qui te revient à 40F au lieu de dépenser 60F de plus comme tu l’as fait en plus d’avoir perdu ton temps, ton énergie à te tirailler avec elle, et après ton carburant, et le temps à chercher d’autres cyber.»

La leçon expliquée autrement sous un autre angle à un jeune lycéen

C’est un jeune garçon avec qui j’échange de temps à autre. Il s’est toujours montré ouvert à apprendre. Un jour, voilà que je lui ai demandé s’il allait toujours aider Mr T. à vendre les chaussures les samedis. Il m’a répondu que non. Je lui ai demandé pourquoi. Le Monsieur ne lui payait plus grand-chose et en plus les affaires ne marchaient plus tellement. Il avait préféré se concentrer sur ses leçons. Je lui ai répondu que c’était bien. Il pensait que je l’approuvais entièrement. Je lui ai demandé pourquoi les leçons lui semblaient si importantes. Parce que l’école le mènerait avoir du travail et tout le reste comme on le récite habituellement. Eh bien, lui ai-je demandé : « Quand tu vas à l’école, tu demandes à tes enseignants de te payer ? » Réponse : « Non ! » « Mais quand tu vas vendre avec le Mr tu exiges de l’argent. Ce que tu apprends à l’école, te serviras, c’est sûr, à avoir un travail, à attendre un salaire. Eh bien, ce que tu apprends ou que tu peux apprendre auprès de ce Mr peut-il te servir un jour ? » « Oui. », a été la réponse. « En quoi ? Qu’apprends-tu avec lui ? » « Comment on vend, comment on gère le marché, comment on va chercher les commandes chez les grossistes, comment on gère l’argent pour que si le marché est difficile on puisse toujours avoir la marchandise…» « Super ! Et ces connaissances-là, est-ce que tu peux les utiliser après ?» « Oui. », a été encore la réponse. Et j’ai enchainé : « Tu vois, c’est ce que nous faisons. Nous allons à l’école pour apprendre des choses et nous n’attendons pas qu’on nous paie pour le temps qu’on passe à l’école mais quand il s’agit d’apprendre des choses pratiques qui peuvent nous montrer comment on gagne concrètement de l’argent de manière légale, abondamment, nous attendons qu’on nous paie. En plus, quand l’autre n’est pas d’accord, nous laissons tomber et nous partons. Et pourtant, même ventre affamé, nous allons tous les jours à l’école quels que soient la distance, le nombre d’années et les difficultés alors même que les preuves sont là sous nos yeux que l’école ne donne pas du travail à tout le monde et que pire, même ceux qui ont le travail que donne l’école n’ont pas le salaire qu’ils attendent, et encore plus grave, ceux qui arrivent dans ce lot à avoir le salaire qu’ils espèrent n’ont pas l’épanouissement qu’ils espèrent. C’est grave ! C’est donc l’autre manière de voir les choses qu’il faut appliquer : celle qui consiste à aller à l’école pour apprendre les lois, les idées etc., les langues en même temps qu’on apprend dans les activités concrètes comment on gagne de l’argent, comment on gère sa vie, comment on fait tourner, fait fructifier l’argent, comment on développe et entretient les relations, comment on utilise les lois et les idées que l’école nous enseigne pour réussir vraiment sa vie. » Il avait compris.

Et précision, il n’avait pas à négliger l’école les jours de classe pour ça : les samedis seuls suffisaient étant donné qu’il était au lycée (classe de 1ère). Et si le business de ce Mr ne marchait pas, il n’avait qu’à trouver un autre et continuer d’aller apprendre comment on applique à la réalité les connaissances de l’école.

Prenez garde de penser que l’école vous apprend ou apprend à vos enfants à « bien réfléchir »

Comprenons donc ceci pour continuer de sorte que nous parlions le même langage : l’école, les instituts supérieurs, les universités (pire les médias, les réseaux sociaux) ne vous apprendront pas à penser : les systèmes qui y sont déployés vous moulent dans des cases, des schémas, bref, ils vous apprennent à répéter des schémas, à avoir l’impression de penser mais en restant bien polis et obéissants dans des schémas et non hors des schémas de sorte que justement vous puissiez correspondre à des profils dont on demande les dossiers dans des appels à recrutement pour des postes de fonctionnaires dans l’administration, dans des organisations.

Si en lisant, cette partie de l’article, vous vous écriez : « Justement, c’est pour ces postes juteux que nous suivons les formations en master, doctorats et autres… », je vous supplierai, pour l’amour que j’ai pour vous et que vous devez avoir pour vous-même, de sortir justement de ce mode de pensée, de cette mentalité qui vous fait croire que ces postes vous assurent votre accomplissement, la richesse, le bien-être etc. Oh, que Dieu ! Il n’en est rien !

Bien sûr l’administration, les organisations sont importantes et offrent des opportunités mais de grâce rentrez dans ces sphères en ayant pensé le sens de votre vie, la mission que avez à y réaliser et la Grande légende personnelle qui vous y mène.

Une question que Lambert Atama (Directeur H&C Togo) a posé à un client lors d’une séance de coaching était celle-ci : « Dans cette logique de plus de connaissances, de plus de diplômes, les plus riches devraient être logiquement les professeurs d’université puisque c’est eux qui ont le plus de connaissances, de diplômes, n’est-ce pas ? » Et pourtant, sans manquer de respect à nos respectables enseignants-chercheurs des universités et écoles supérieures, le constat flagrant est là : ils sont très pauvres si on considère ne serait-ce que leur niveau de vie, quand on écoute leurs complaintes, quand on voit les perspectives qui s’offrent à eux à la retraite, et quand on compare tout cela à la situation des entrepreneurs dont la plupart parmi les plus riches du monde, ont souvent un niveau d’instruction scolaire moindre et même parfois pratiquement pas. C’est déroutant ! C’est dramatique ! C’est aberrant ! Ce doit être à la limite révoltant.

La leçon qui n’a pas de prix

Vous comprenez que si sur ce petit exemple, le DG entrepreneur (peu instruit) a pu faire une économie de 60F, sur des deals, des opportunités, des situations de plus grande échelle, il est à même de se faire des millions, et beaucoup plus de marges. Dans le récit que je vous ai fait plus haut, le comptable était abasourdi. Il venait de comprendre que, grand possesseur de savoirs qu’il est, il était en fait un reproducteur automatique de modes de pensée, des schémas qu’on lui avait installés dans l’esprit et qu’il avait en face un Entrepreneur qui, bien que très peu instruit, réfléchissait plus largement, plus habilement, plus utilement, et de manière beaucoup plus efficiente. Il venait de comprendre qu’il était conditionné, que ce conditionnement qu’on appelle la connaissance scolaire, laissée et utilisée tel quel, sans réaménagement profond, le diminuait, et qu’il en était victime sans savoir qu’il l’était. Il venait d’ouvrir les yeux. Il avait pris conscience que la connaissance est plus que ce qu’il avait reçu et que la vraie connaissance est cet autre mode de réflexion, cette autre façon de faire fonctionner son système dans l’exploitation des données, cet autre type de relation avec la réalité ; il comprenait que l’intelligence était entrepreneuriale et financière (dont il venait de recevoir une leçon), c’était beaucoup alerte, plus subtile, plus riche, plus nourrissant, plus noble, et qu’en fait c’est à elle que la première étape de déversement de savoirs devait conduire. Ah, il était mal mais il rendait grâce, il était heureux d’avoir compris quelque chose qui dépasse de lui les diplômes, qui n’avait pas de prix mais qu’il venait de recevoir gratuitement ainsi en quelques 5 minutes à peine auprès d’un monsieur qu’il avait toujours considéré d’analphabète et pas cultivé.

Et vous, avez-vous compris la leçon ?

Et maintenant que vous le percevez, vous savez que cette autre façon de voir et de vivre la réalité est la marque distinctive des créateurs (créateurs de richesses, innovateurs, visionnaires etc.), entrepreneurs à succès durable, pionniers dans différents domaines de la vie humaine. Connaissez-vous l’histoire de Thomas Edison ? Son école (cours élémentaire) avait envoyé une lettre à sa maman disant que l’enfant était trop abruti pour suivre le programme scolaire. En d’autres termes, il était trop bête pour aller à l’école. La maman n’expliquant pas le contenu du courrier à l’enfant lui avait dit que selon l’école il était trop intelligent pour leur niveau et qu’elle devait s’occuper elle-même de son instruction. Il est devenu l’un des inventeurs les plus prolifiques de l’histoire de l’humanité.

Oui, vous avez suffisamment enregistré d’informations, de méthodes, de techniques issues de l’école, des universités, des livres, des médias, des organisations etc. Le plus important maintenant, c’est de réapprendre à réfléchir pour savoir comment réfléchir, pour définir quelle orientation, quelle disposition, quelle projection vous allez donner à ces sommes de connaissances. Parce que le drame n’est pas l’absence de savoirs : le drame est la tournure que vous donnez à la connaissance peu, grande, énorme ou encyclopédique que vous avez. De grâce, oui vous avez encore à apprendre des choses, mais avant de continuer à mettre de nouvelles connaissances sur celles qui sont déjà dans votre cerveau, réapprenez « l’art de réfléchir efficient », audacieux, authentique, orienté résultat, pragmatique, inventif, intuitif, stratégique, mature, renouvelé. Refondez le système de base. Si votre esprit, votre système n’a pas la bonne tournure, vos connaissances ne serviront pas de lumière pour votre route : elles serviront d’épouvantails qui retiendront votre créativité, votre liberté de voir les choses d’une autre manière différente de la manière dont on vous a conditionné à les voir. C’est la cécité mentale. De grâce sortez de ça très vite. C’est d’ailleurs ce genre de constat qui a été à l’origine de la vision de H&C à partir de Hermann CAKPO. Humm !

Si vous avez envie d’approfondir la question et de bien réfléchir là-dessus, vous pouvez contacter nos Coachs à travers les différents pays où nous sommes représentés ou tout simplement écrivez-nous en visitant notre site www.hcmagazines.com

Apprenez à penser autrement pour sauver votre vie, votre carrière, vos projets, votre entreprise.

Augustin JOHNSON

Coach-Formateur H&C 

Par | 2017-08-30T20:12:53+00:00 mars 7th, 2017|Catégories : Croissance Personnelle|Mots-clés : , , , |8 Commentaires

8 Commentaires

  1. Kouassi konan la shance 7 mars 2017 à 13 h 08 min- Répondre

    Ceci est un véritable message d’éveil, et de prise de conscience . Je vous suis gré de bien vouloir continuer cette mission, pour un essor certain du peuple africain. merci Hermann.

  2. Moussa 10 mars 2017 à 11 h 15 min- Répondre

    Je suis totalement d’accord avec cet article. IL montre la réalité en face…

  3. Moussa 10 mars 2017 à 11 h 15 min- Répondre

    Je suis totalement d’accord avec cet article. IL montre la réalité en face.
    Merci HC…

  4. Augustin JOHNSON 17 mars 2017 à 16 h 21 min- Répondre

    Merci Mr Moussa, Merci Mr Kouassi. C’est en effet un travail de renversement reconstructif de l’état d’esprit. Merci de nous suivre et de partager ces idées de H&C.
    A votre excellence!

  5. MANI NA AWA IDI 24 juin 2017 à 14 h 32 min- Répondre

    Je suis très ravi ce signe de considération aux peuples du monde en général et aux peuples africains en particulier que Dieu vous assiste et vous guide sur le droit chemin.

    • Hermann CAKPO 24 juin 2017 à 16 h 52 min- Répondre

      Amen! Merci MANI NA AWA IDI, Hermann

  6. ABDOULAYE Moubarack 27 juin 2017 à 16 h 55 min- Répondre

    Merci à vous pour cet éveil.

    • Hermann CAKPO 29 juin 2017 à 23 h 44 min- Répondre

      Formidable. Team H&C

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