5 signes que vous vous éloignez de vos priorités au travail et dans la vie

//5 signes que vous vous éloignez de vos priorités au travail et dans la vie

5 signes que vous vous éloignez de vos priorités au travail et dans la vie

Ce n’est pas que nous ne savons pas ce qui est important à faire pour donner du sens à notre vie, renforcer notre impact, trouver l’équilibre vital et faire chaque jour mieux qu’hier. Nous savons ce que nous devons absolument faire sauf que les autres distractions nous les font oublier sans même que nous ne nous en rendions compte. Si les signes suivants apparaissent de temps en temps dans votre vie professionnelle et personnelle quant aux choses prioritaires à faire, peut-être qu’il faudra changer d’attitude avant que ce ne soit trop tard.

1.       Vous ne vous résolvez à vous occuper de vos vraies priorités  que lorsque vous vous retrouvez en pleine crise ou juste après.

Nous prenons les meilleures résolutions qui puissent être prises lorsque nous sommes en plein dans une crise ou sortons d’une crise. « Ouf ! J’ai eu chaud. Mais cette fois-ci, c’est la bonne, je vais absolument mettre par écrit mes objectifs prioritaires pour ne plus les oublier et commencer tard comme je l’ai fait sur ce projet ». Parfois même, nous démarrons le processus d’amélioration, nous nous appliquons très bien jusqu’à ce que les chipeurs de concentration sur le prioritaire viennent à nouveau nous distraire de notre détermination à cultiver le sens de l’urgence, à donner le meilleur de nous-mêmes lorsque rien n’urge. Sachez qu’il n’y a rien d’extraordinaire à se lancer corps et âme lorsque tout devient urgent. L’extraordinaire, c’est de savoir à chaque fois ce qui est important et s’appliquer à le faire afin que jamais il ne devienne urgent.

2.       Vous pensez qu’il faut plus de ressources pour vous en occuper

Il est normal que les projets importants, qu’ils soient personnels ou professionnels, puissent rapidement mobiliser toute notre attention au point de nous faire plonger dans l’aggravation. (« Ce projet est un projet gigantesque. Il nécessite un budget de … et mobilisera….»). Une aggravation « distractive » qui nous offre malignement des excuses pour ne pas nous lancer. «  « Ce projet est trop important et je ne suis pas sûr de pouvoir rassembler les ressources nécessaires pour le réaliser maintenant ». C’est clair ! On n’a pas besoin d’une meilleure excuse pour reléguer un projet important au calendre grec, du moins jusqu’à ce qu’il devienne urgent.

Le plus drôle, c’est que lorsqu’il devient urgent, nous savons faire avec les maigres ressources dont nous pouvons disposer, nous savons faire feu de tout bois pour le réaliser vaille que vaille. Il est possible de ne pas attendre de ne pas avoir le choix avant de se lancer en sachant « démarrer là où vous êtes avec ce que vous avez » (Théodore Roosevelt). Mieux, pour les ressources dont nous pouvons disposer, il semble bien que nous savons optimiser leur utilisation lorsqu’il n’y a pas d’urgence que lorsque nous sommes en situation de «devoir sauver ce qu’il est possible de sauver». Alors, pendant que vous n’êtes pas coincé et hésitez à agir parce que vous n’auriez pas tout ce qu’il faut, posez-vous la question suivante : « Et si j’étais coincé, que ferai-je ? ». Vous verrez que vous vous seriez lancé avec les moyens de bord. Alors, lancez-vous maintenant !

3.       A chaque fois que vous voulez le faire, une urgence courante vient vous en distraire.

Il est vrai que la capacité à faire ce qui est important quand on doit le faire (et sans attendre qu’il devienne une urgence) nécessite de la discipline ou tout au moins de la capacité à dire non à tout le reste. Par ailleurs, il n’est pas facile de garder constamment le niveau de discipline pour savoir faire passer seulement ce qui doit passer. Et surtout si vous êtes de nature à attendre que les choses deviennent urgentes avant de sentir le besoin de vous en occuper immédiatement, tout ce qui semble urgent – et peu importe son degré d’importance-  récupèrera à tout le reste votre attention, vos ressources et le pire – toute votre source de satisfaction. Le danger c’est qu’aussi longtemps que vous n’avez pas abandonné vos tâches importantes pour vous occuper de la tâche mineure urgente, vous n’êtes pas à l’aise, vous vous sentez en insécurité, vous obligeant à vous en occuper tout de suite. Et habilement votre attention est détournée de ce qui importe vraiment et que vous ne devez pas laisser devenir une urgence parce que les conséquences sont plus lourdes.

Une question simple permet de trancher : « Des deux choses à faire (tâche mineure urgente et tâche importante non urgente) laquelle est à conséquence future plus lourde ? ». Parfois nous avons l’impression que la santé peut attendre, que la famille, les enfants et les amis peuvent attendre, que la certification suivante peut attendre, que l’épargne et l’investissement peuvent attendre, que nous avons lu dernièrement un livre sur un thème et que nous n’avons pas pour l’instant besoin de relire un autre…Parfois nous allons même jusqu’à penser que notre rêve ou notre vie idéale (la seule chose qui puisse réellement nous procurer de la joie) peut attendre…Mais il se trouve que ces choses sont à conséquence future plus lourdes et ne peuvent pas attendre.

4.       Vous attendez un certain meilleur moment ou avez une drôle de peur de vous lancer.

Comme nous en discutions plus haut, plus une tâche ou un projet est important, plus nous l’aggravons. Peut-être que c’est en songeant aux conséquences si nous n’y arrivons pas que pensons que c’est aussi grave. Parfois, c’est effectivement grave et nous ne pouvons pas nous permettre de nous lancer sans prendre les dispositions. C’est alors la peur de se lancer peut rapidement monter. Sauf que les gens qui veulent produire du résultat n’hésitent pas à se lancer. Ils ne tombent pas dans le piège du « paresseux qui dit : il y a un animal féroce sur la route, un lion dans la rue ». Ils se concentrent sur la conséquence positive s’ils font ce qu’ils doivent absolument faire. Ils se concentrent sur la princesse plutôt que sur le dragon. Ils ne se permettent pas d’attendre parce qu’ils savent qu’aussi longtemps que la montre tourne et que les jours passent, attendre n’est jamais la meilleure option.

Quelles que soient vos peurs, quelles que soient vos hésitations, attendre de meilleurs moments n’est pas une stratégie toujours efficace. De toutes les façons, lorsque tout devient urgent, nous ne nous demandons même pas s’il faut attendre, nous nous lançons parce que nous savons que : « que ce soient les bons ou les mauvais moments, ce sont les seuls moments dont nous disposons » (Winston Churchill). Le temps peut être parfois très mauvais et très insupportable mais je pense – sauf pour les cas où la vie humaine peut être en danger- que la météo, c’est pour ceux qui peuvent se permettre d’attendre… Demain, très peu parmi les héros que le monde puissent abriter (vous et moi pouvons en faire partie) attendront que le temps soit meilleur pour faire les choses importantes qu’ils doivent faire avant une certaine heure – tout au moins ils essayeront, ils  s’engageront jusqu’au moment où ils n’auront pas le droit de risquer des vies humaines dont leur vie ce sont des héros. La question c’est de savoir pourquoi nous ne savons pas généraliser ce courage et cette spontanéité et attendons à chaque fois de ne plus avoir le choix pour nous lancer…

5.       Vous expliquez-pour finir- que ce n’est pas si évident que ça (Mais, c’est si difficile !).

Il y a très peu de chances que les choses importantes à faire soient faciles à faire. C’est vrai que certaines ne nécessitent qu’une petite attention à chaque fois. Tout simplement. Mais le défi, c’est que ce « à chaque fois » exige une concentration constante que nous pouvons parfois trouver difficile à avoir. Nous le savons maintenant, rien et plus rien ne sera donné d’avance. La vie ne deviendra pas plus facile, les défis professionnels ne seront pas plus faciles (on cherche de plus en plus des gens capables d’être plus qu’à la hauteur des défis contemporains de plus en plus grands et complexes)… Par  contre nous avons la merveilleuse opportunité de nous rendre les choses faciles en recourant à ces outils classiques que nous savons (heureusement) utiliser de temps en temps : la préparation, la concentration, la formation, la demande d’aide, la synergie (travail en équipe), la technologie, la changement ou l’innovation…Très peu de défis résistent à ces armes-là…Le défi, c’est de savoir créer la spontanéité afin de les solliciter et les utiliser pour faire progresser ce qui doit absolument avancer.

Par Hermann H. CAKPO

Hermann H. CAKPO

Herman H. CAKPO est auteur, coach et co-fondateur de The H&C Group, une entreprise de formation et de coaching basée au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Togo, au Sénégal, au Gabon et prochainement au Niger, Cameroun et en Guinée. Il a déjà écrit et publié plus de 30 livres.

Par | 2017-08-30T20:57:03+00:00 décembre 7th, 2016|Catégories : Excellence personnelle|Mots-clés : , , , , , , , , , |0 commentaire

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