5 questions pour ne pas laisser le ressentiment personnel torpiller votre élan de succès

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Lorsqu’on nous fait du mal, il est normal que nous ayons mal. Le problème, c’est que ce que nous sentons personnellement peut casser notre élan de réussite et nous empêcher de continuer de faire les bonnes choses que nous étions en train de faire. Ceci arrive entre époux, entre les parents et leurs enfants, entre fiancés et copains, entre collègues et entre partenaires d’affaires. La conséquence étant que ce que nous ressentons personnellement devient subitement plus important que les résultats que nous voulions produire ainsi que les bonnes choses que nous devrions faire pour pouvoir continuer de les produire. Si vous laissez souvent le ressentiment personnel vous empêcher de continuer de faire les bonnes choses que vous savez devoir faire, posez-vous désormais les 5 questions suivantes :

  1. Si ce qui est arrivé n’était pas arrivé, comment est-ce que je me serais comporté ?

Il nous est très facile de ne plus faire la bonne chose que nous devons faire pour continuer de produire les résultats qui nous tiennent à cœur tout simplement parce qu’un évènement s’est produit qui nous a mis dans un état émotionnel piteux. Quelqu’un nous a mal parlé et nous avons été vraiment touchés. On nous a fait quelque chose que nous n’avons pas supporté (une injustice, un manque de considération, une déception, un mauvais traitement, un manquement à l’un des principes qui ne sont chers, une trahison, une humiliation…) et nous avons vraiment mal. Même si nous étions sur le point de faire des choses qui vont nous permettre de continuer d’améliorer nos résultats, la survenance de cet évènement et le ressentiment personnel causé vont nous faire perdre de vue la bonne attitude que nous voulions avoir et le bon résultat auquel elle allait nous conduire. La prochaine fois que vous serez sur le point de laisser le ressentiment personnel torpiller votre bonne volonté ainsi, demandez-vous : « Si ce qui est arrivé n’était pas arrivé, comment est-ce que je me serais comporté ? » et comportez-vous ainsi.

  1. Si je n’avais pas été touché, si je n’avais pas mal, comment est-ce que je me serais comporté ?

Ce n’est pas pour autant que nous ne sachions pas comment nous devrions nous comporter. Ce n’est pas que nous ne sachions pas la bonne attitude à avoir ni les actions que nous devrions absolument engager pour atteindre les résultats que nous tiennent à cœur. Ce n’est pas même pas parce que nous n’avons pas les moyens de le faire. Un frère ainé  voulait offrir un cadeau à son jeune frère. Celui-ci ne le sachant lui fait un reproche amer. Le frère ainé a très mal et décide de ne plus offrir le cadeau à son jeune frère ; non pas parce que la raison pour laquelle il voulait donner le cadeau n’est plus là. Mais il a laissé la façon dont il se sent prendre le dessus. Vous aviez prévu promouvoir un collaborateur pour le motiver davantage et il commet une faute technique et vous suspendez la promotion parce que vous pensez que ce serait mal vu par les autres si vous le promouvez après une telle erreur. Vous avez laissé votre peur des critiques prendre le dessus sur votre bonne volonté. Demandez-vous : Si je n’avais pas été touché, si je n’avais pas mal, si je n’avais pas peur, comment est-ce que je me serais comporté ?

  1. Est-ce que je reste devoir produire du résultat ou non ? Est-ce que j’ai toujours besoin de produire du résultat ou non ?

Le ressentiment personnel nous fait oublier que nous devons toujours produire du résultat et que c’est le seul moyen pour nous de nous tirer d’affaires. Une dame qui attendait de la promotion au sein de son entreprise a travaillé à respecter les règles et à dépasser les résultats qui étaient attendus d’elle pendant trois ans. Comme la promotion ne venait, elle a baissé complètement les bras. Un coach lui demanda après une formation : « Vous voulez toujours cette promotion ? ». Elle répondit « Oui ». Le coach poursuivit : « Comment se fait-il que vous avez une attitude contraire à ce que devrait avoir une personne qu’on s’empresserait de promouvoir ? »

Si vous tenez toujours à avoir des résultats donnés, vous devez absolument continuer d’agir d’une certaine façon précise quel que soit ce que vous ressentez personnellement. Si vous laissez ce que vous ressentez personnellement prendre le dessus, vous risquez d’avoir une attitude contraire à vos aspirations et gâcher vos chances de réussite. Lorsque votre ressentiment semble prendre le dessus, demandez-vous : « Est-ce que je reste devoir produire du résultat ou non ? Est-ce que j’ai toujours besoin de produire du résultat ou non ? ». Ensuite demandez-vous le bon comportement que vous devez continuer d’avoir pour continuer d’espérer produire du résultat quel que soit votre ressentiment personnel.

  1. « Est-ce que le respect des principes et des règles d’efficacité ne reste pas toujours une exigence pour avoir les résultats qui me tiennent à cœur malgré mon ressentiment personnel ? »

Le ressentiment personnel nous fait oublier que les principes et les règles d’excellence reste d’actualité et que si nous tenons à continuer de produire du résultat nous devons absolument les respecter à la lettre. La plupart du temps, nous utilisons notre sentiment de souffrance, le fait d’avoir été déçu ou trahi comme excuse pour ne pas réagir et agir tel que nous ne devrions réagir et agir pour continuer d’exceller. Nous trouvons un alibi pour nous dérober à nos devoirs et à notre obligation de respect des principes et de notre parole. C’est comme ce débiteur qui ne se sentait plus obligé de payer son créancier comme il se doit parce que ce dernier a amené l’affaire en justice. Il dit : « Maintenant qu’il a amené l’affaire en justice, je vais rester tranquille le temps que la justice tranche ». Le fait que l’affaire est en justice ne vous dispense du respect de votre engagement. Ou encore des gens qui ne veulent plus respecter le principe de l’amour et de la fraternité parce qu’ils auraient été trahis. Ce qui est arrivé et ce que nous ressentons ne nous dispensent pas de nos obligations de bonnes attitudes à moins que nous voulions l’utiliser comme alibi. Et ce n’est pas parce que nous aurions cet alibi que nos résultats seront meilleurs. Alors, lorsque le ressentiment semble prendre le dessus, sachez vous demander : « Est-ce que je ne suis pas en train d’utiliser le ressentiment personnel comme alibi pour ne pas devoir remplir mes obligations ? ».

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  1. Qu’est-ce je suis en train de perdre en laissant ainsi mon ressentiment personnel prévaloir?

Imaginez que vous avez de très bons projets avec une personne. Vous avez élaboré un très bon plan. Vous avez les ressources et elle est l’une des meilleures personnes avec qui vous réussirez le projet. Vous avez d’ailleurs entamé le projet. Mais un incident se produit et il vous parle mal ou vous manque de considération. On comprend si vous laissez le ressentiment personnel vous laisser lui en vouloir et surtout si vous décidez de suspendre le projet. Quelqu’un d’autre laissera le fait que son meilleur fournisseur ait eu un écart de langage le pousser à suspendre le contrat avec lui. On vous comprend si du fait de votre ressentiment personnel, vous mettez fin à toutes les bonnes choses que vous tiriez de la relation et dont vous avez toujours besoin et qui du reste sont déterminantes pour votre épanouissement personnel et vos résultats professionnels, commerciaux et financiers. Pendant ce temps, n’oubliez pas de vous demander : « Qu’est-ce je suis en train de perdre en laissant ainsi mon ressentiment personnel prévaloir? ». Demandez-vous ensuite : « Quelles opportunités de succès je peux saisir ou ressaisir tout de suite, si je mets de côté mon ressentiment personnel et mon ego ? Au fait, quelles sont les nombreuses opportunités que j’ai perdues du fait du ressentiment personnel et de mon ego et que je ne dois plus continuer de perdre ? Pardonner, faire rapidement mon deuil et revenir à la bonne attitude me ferait-il perdre autant d’opportunité ? ».

Par Hermann H. CAKPO

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Hermann H. CAKPO

Herman H. CAKPO est auteur, coach et co-fondateur de The H&C Group, une entreprise de formation et de coaching basée au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Togo, au Sénégal, au Gabon et prochainement au Niger, Cameroun et en Guinée. Il a déjà écrit et publié plus de 30 livres.

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