Comment continuer de se battre malgré les ingratitudes, les incertitudes et les échecs

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C’est de plus en plus difficile de se battre contre un ennemi ou un adversaire qu’on ne voit pas et dans un monde plein d’incertitude, de crise, de faux semblant et de gens qui veulent vous voir échouer. Très souvent il arrive des moments ou nous sommes vraiment dépassés où on a envie de tout laisser tomber. Je surprendrais beaucoup d’entre vous en disant que nous avons besoin de ces moments d’incertitudes et doutes. Nous avons besoin de nous poser des questions à la limite existentielles. Il semble que pratiquement chaque trois mois nous vivons des crises majeures (émotionnelles, financières, matérielles, psychologiques, sentimentales…).

Il a de fortes chances que si vous rencontrez une personne, qu’elle sorte d’une crise, qu’elle soit en train de vivre une crise ou qu’elle s’apprête à vivre une crise. Et dans ces moments nous avons envie de jeter l’éponge peu importe ce qui se passera. Et comme vous le savez, que vous vous sentez bien ou pas les choses qui vont bien dans votre vie continueront d’aller bien et les choses qui vont mal continuerons d’aller mal. Comment faire donc pour sortir de ce cercle ?

  1. Identifier la cause pour laquelle vous vous battez

Le premier travail à faire c’est de se poser la question : pourquoi je me bats ? Pourquoi suis-je en train de faire tout ceci ? Quelle est la cause pour laquelle je me bats ? C’est la réponse à cette question qui changera la donne. Si un parent a l’impression que tout le travail et l’investissement qu’il fait pour son enfant ne donne rien et que l’enfant est récalcitrant, il peut bien décider d’arrêter et demander à l’enfant de se débrouiller. De la même manière, un chef d’entreprise qui malgré les formations, les répétitions, les demandes d’explications à l’endroit des collaborateurs peut à cause du chiffre qui ne cesse de décroitre décider de fermer boutique. Jusqu’à ce que le parent comprenne que l’enfant est un investissement et que le chef d’entreprise comprenne que des clients et des consommateurs dépendent de lui, ils auront l’impression de se battre pour rien. Nous devons donc identifier la cause pour laquelle nous nous battons et la transformer en mission. Autrement, nous risquons de laisser les évènements et la difficulté nous distraire.

  1. Connaitre sa réalité

Ne vous plaignez pas de votre présent, travaillez plutôt à changer votre futur et le rendre meilleur qu’aujourd’hui. Nous nous plaignons souvent de notre réalité. Il est important de définir sa réalité. Vous ne pouvez pas vous plaindre de la survenance de conflits dans votre équipe si vous êtes cadre d’entreprise, manager, chef d’agence ou responsable d’une équipe. Parce que seuls les ordinateurs une fois connectés et mis en réseau ne se querellent pas, mais du moment qu’il y a plusieurs personnes en présence, vous ne pouvez pas refuser les conflits. Ils surviendront de quelque manière. Sachez quelle est votre réalité et travailler à ne pas vous en plaindre. Un non voyant ne peut se plaindre de son état, il fait avec et développe même des aptitudes supérieurs à ceux qui disposent de l’intégrité de leur vue.

  1. Savoir que vous n’avez pas besoin de raison pour aider les gens

Vous allez remarquer que nous sommes souvent frustrés quand nous recevons l’ingratitude à la place de la reconnaissance après avoir fait du bien. La déception vient du fait que notre niveau d’attente est élevé vis-à-vis des gens ; imaginez qu’il ne soit pas à la hauteur. Une femme qui s’acharne à la cuisine toute la journée pour faire un diner à son mari, met les petits plats dans les grands, allume des bougies, se met en robe de nuit, met du vin aux frais…Le mari de retour amène du boulot à la maison, ne se déshabille pas et prends une bouchée de la soupe et dis qu’elle est salée. Pour finir dit qu’il a du travail et dit qu’il n’a pas vraiment faim. Quelle sera la réaction de la femme ? J’imagine la réaction des femmes qui lisent ces lignes. C’est frustrant. C’est presqu’insupportable. Que dis-je ? C’est insupportable.

Mais notre attitude envers les autres doivent être désintéressée. Si vous avez besoin d’une raison pour aider, travailler sur les gens ou investir en eux, ce n’est pas un bon plan parce que dès que vous n’avez pas un retour sur investissement, vous vous demanderez pourquoi est ce que je fais tout ceci. Vous vous direz : « Dis donc, même la personne pour laquelle je me bats même n’est pas reconnaissante. A quoi bon ? ». La récolte viendra. La reconnaissance viendra. Même lorsqu’elle tarde, continuez de semer pour le bien et pour votre bien.  Un chef d’entreprise a partagé avec moi ceci : « Ce n’est pas tout le temps que l’on récolte là on a semé. Et c’est parce que très souvent nous nous attendons à récolter partout où nous avons semé, que nous sommes déçus et frustrés, découragés et enclins à jeter l’éponge. Ne laissez pas l’ingratitude des autres vous faire perdre vos idéaux.

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  1. Travailler à laisser votre empreinte 

Autre astuce quand vous avez envie de laisser tomber, décider d’avoir une histoire à raconter. Que voulez vous que les gens retiennent de vous ? Que doivent retenir vos enfants de vous ? Quel nom vous voulez laisser ? C’est l’histoire d’un homme que sa femme a quitté, qui a perdu son boulot et qui voit le monde lui tomber sur la tête. La femme lui a laissé un garçon sur les bras. A un moment donné il décide de  tout laisser tomber. Heureusement il s’est posé la question suivante : que dira mon enfant de moi après ? Quelle histoire aurai-je à raconter à mes enfants après ? Il s’est remis en mouvement. Vous remarquerez que les périodes qui succèdent à nos moments de doute et de déception sont des moments de confiance accrue en soi et de joie où on a envie de se battre plus que jamais, de prouver au monde qu’on vit. Décider d’être quelqu’un et de laisser une empreinte. Sachez que tout ce qui vaut la peine d’être fait est toujours difficile. Je vous laisse avec ces mots de Cécile Kyenge, italienne d’origine congolaise et première femme noire d’un gouvernement Italien.

«Je ne peux pas cacher que, parfois, je suis un peu fatiguée de toutes ces insultes. Mais je regarde de l’avant, et je réfléchis aux meilleures réponses que la politique doit apporter à tous ces événements et aux difficultés que cela soulève ».

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Par Marcellin S. GANDONOU

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Coach, Auteur et Directeur Général The H&C Group

 

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