7 points pour garder votre attitude positive

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A partir du moment où la façon dont nous pensons impacte fortement les résultats que nous obtenons et ce que nous devenons, tout homme et toute femme averti doit désormais choisir clairement son attitude et s’assurer constamment que cela correspond à ses aspirations profondes de réalisation de soi. Les astuces ci-après peuvent bien vous aider à rendre votre attitude plus positive pour des résultats plus positifs.

 1. Croire en soi

 Il a été dit qu’il n’y a pas de limite à ce que vous pouvez réaliser, être, faire et avoir à part les limites que vous vous mettez vous-mêmes. Ceci étant, ne vous mettez plus des limites que jamais personne n’aurait osé penser vous imposer. Rappelez-vous que ce que vous pensez de vous-même, ce que vous vous dîtes sur vous-même est plus important que ce que les autres vous disent sur vous ou pensent de vous. La façon dont vous vous voyez est la base même de la construction de votre conscience. Si bien que « si vous pensez que vous pouvez y arrive, vous devez avoir raison et si vous pensez que vous ne pouvez pas y arriver, vous devez avoir aussi raison » (Henry Ford). Vous ne vous lancerez même pas si vous ne voyez pas y arriver. Même si les ressources sont disponibles en vous et sont à votre portée, vous ne les utiliserez jamais. Pire vous continuerez de penser que vous n’y arriverez jamais au lieu de vous demander ce que vous pouvez faire de ce que vous avez.

Au fond, les gens qui savent saisir le droit universel et inaltérable de croire en eux s’ouvrent toutes les portes et font sauter les limites des possibilités. Ils voient l’arrangement possible là où les autres se coincent…Ils se forment de petites références de victoires et savent se rappeler constamment : « Si j’ai pu y arriver la dernière fois, je vais y arriver cette fois-ci ». Ils n’imaginent rien que les autres ont pu être, faire et avoir qu’ils ne puissent être, faire et avoir. Ils savent se dire : « S’ils ont pu le faire, je pourrai le faire moi-aussi ». Et l’histoire finit toujours par leur donner raison.

2. Voir l’idéal avant de voir le possible

Il y a un droit que je ne m’empêche jamais de m’offrir. Lorsque j’ai une nouvelle idée ou découvre une nouvelle opportunité de croissance et d’avancement vers la réalisation plénière de mon potentiel, je me donne le droit plénipotentiaire d’idéaliser autant que possible. Je laisse totalement libre cours à mon imagination pour caresser l’opportunité et le rêve de la manière la plus idéale possible. La plupart des gens sont pressés de passer à la réalisation. Ils commencent trop à se demander comment réaliser le rêve ou saisir l’opportunité.

Certes la réflexion tue l’action. Mais c’est cet empressement pour passer à l’action qui fait que les gens tombent trop tôt sur les blocages. Au lieu d’idéaliser autant que possible, ils commencent à se demander si c’est vraiment possible. J’évite maintenant de m’inscrire dans une telle dynamique. Lorsque  je propose une idée d’innovation et que mes collègues me disent qu’il faut qu’on passe à la mise en œuvre, je leur dis toujours que la nuit porte conseil. Pourquoi faut-il idéaliser le plus longuement possible? Parce qu’il est toujours réducteur de couper cours à son sixième sens. Lorsque vous savez idéaliser avec patience, vous restez longtemps dans une dimension élevée et positive (source d’entrainement à l’attitude positive); tout questionnement quant à est-ce que c’est possible vient rompre ce processus de renforcement de l’attitude positive. Imaginez que vous présentez une idée et on vous demande : « Dis-nous comment tu ferais si…? ». Le doute est subitement réveillé en vous et naturellement coupe cours à l’attitude positive. Ce que je sais, c’est lorsqu’on idéalise, lorsque vous restez allongé sur votre lit, à marcher dans votre chambre, à laisser libre cours à l’idéalisation de l’opportunité, c’est justement alors que germent les méthodes inédites pour la saisir et la réaliser de la meilleure manière possible.

3. Pardonner avant même d’être frustré

Nous ne faisons que renforcer notre attitude négative lorsque nous refusons de nous libérer de nos frustrations. Un homme frustré ne peut pas développer l’attitude nécessaire pour guérir ses plaies et s’offrir de meilleures perspectives de valorisation de soi. Vous pouvez lire mon post consacré à 7 attitudes pour se libérer de ses frustrations pour voir comment la capacité à voir de la bonne intention dans ce que les autres ou le système font peut diminuer notre niveau de frustration et nous faire inscrire dans une perspective plus positive. Par ailleurs, le pardon qui doit suivre ce bénéfice de la bonne intention que l’on accorde à ses « frustrateurs éventuels » vient nous libérer de tout attachement émotionnel aux plaies causes pour voir les fleurs qui puissent pousser. Imaginez la conclusion suivante après des blessures(en général inutiles si ce ne sont des opportunités pour se réconcilier) : « Je n’avais jamais imaginé qu’ensemble nous pourrions faire de si grandes choses ». Pardonner guérit, pardonner libère, pardonner offre de nouvelles opportunités, pardonner crée une nouvelle dynamique et offre des perspectives plus positives qui renforcent l’attitude positive. Exercez-vous au pardon, libérez vous de vos frustrations.

4. Décider de ne pas énumérer trop tôt les blocages

La raison fondamentale pour laquelle la plupart des gens ne finissent jamais par réaliser leurs rêves, c’est qu’ils sont en général soit victime de l’autosuggestion négative ou de l’hétérosuggestion nuisible. J’ai consacré un chapitre entier à comment se libérer de l’hétéro-suggestion nuisible dans mon livre « Battez-vous pour vos rêves ». En effet, lorsqu’ils ont  la moindre nouvelle idée, eux-mêmes et les gens qui les entourent commencent par énumérer tous les blocages possibles à la mise en œuvre de l’idée, du projet ou du rêve. Parfois ils sont très enthousiastes eux-mêmes, mais ils se trompent toujours d’interlocuteurs quand il s’agit de valider leur rêve. Ils tombent sur des gens qui leur font voir toutes les difficultés ainsi que les blocages possibles; ils se les épousent eux-mêmes et finissent par abandonner l’idée (fut-elle une pure merveille),  le projet (fut-il porteur) et le rêve (fut-il ce qui va changer leur vie et la vie des autres et les faire rentrer dans l’histoire).

Utilisez cette méthode que je suggère dans Battez-vous pour vos rêves : lorsque vous avez une idée, faites abstraction des blocages, et demandez-vous les aboutissements heureux possibles de sa mise en œuvre. Si vous allez voir quelqu’un pour lui demander conseil, et qu’il se met à énumérer les blocages possibles, n’oubliez de lui préciser qu’à cette étape, que vous ne cherchez qu’à énumérer les opportunités possibles ; insistez pour lui demander s’il peut vous aider dans ce sens et que vous en viendrez aux blocages éventuels plus tard.

5. Voir les opportunités partout

On peut perdre en étant positif mais on ne peut pas se perdre en restant dans la bonne perspective et en recherchant constamment les opportunités. Si vous désirez renforcer votre attitude positive travailler votre curiosité et votre soif des opportunités. Voyez et demandez-vous à chaque fois ce qu’on peut faire avec tout ce qui s’offre à vous et non ce qu’on ne peut pas faire avec. Certains verront des menaces, des risques, des blocages. Certains voudront savoir pourquoi on aborderait la situation de telle ou telle manière, pourquoi aller dans telle ou telle direction (porte éventuelle des opportunités) ; ils voudront qu’on reste sur place, dans le statu quo.

Sortez de leur dynamique et demandez-vous : « Pourquoi pas? ». Si vous venez d’utiliser un instrument, un outil, une méthode, autorisez-vous à imaginer les autres utilisations possibles. Si vous rencontrez une nouvelle personne, imaginez les milliers de personnes (de meilleures valeurs que lui) qu’il pourrait vous amener à connaitre; si vous voyez qu’il pourrait vous créer des problèmes, pensez aux solutions que vous n’auriez jamais découvertes s’ils ne vous avaient jamais causé ces problèmes…Si vous avez peur de l’échec, voyez toutes les leçons que vous n’apprendriez jamais si vous n’aviez pas l’opportunité de connaitre un échec. Comme je l’écris dans Battez-vous pour vos rêves, chaque échec porte lui une et plusieurs leçons ; ceux qui n’échouent jamais par peur d’échouer ne les apprennent jamais. Il y a des opportunités d’apprentissage dans tout échec. Vous imaginez quelle force de caractère et attitude vous développerez et la nouvelle dynamique dans laquelle vous rentrerez si lorsqu’ayant peur d’échouer vous arrivez à vous dire : « Même si j’échoue j’aurais au moins l’opportunité d’apprendre une leçon »? C’est cela même la capacité à voir des opportunités partout.

6. Être orienté solution, garder une bonne perspective

La plupart des gens à attitude négative ont tendance à creuser constamment le problème jusqu’au bord de la »pleurnichardise » au lieu de chercher les solutions pour le résoudre. Ils passent plus de temps à décrire et narrer le problème à longueur de journée sans jamais se poser la question la plus simple pour sortir d’affaire : « Quelles sont les solutions possibles à ce problème? ».Ils sont surs que les pleurs, les plaintes et les commentaires généralistes creux sans apport de solutions concrètes ont déjà résolu un problème. Ils excellent dans leur capacité à énumérer les causes du problème ; ce qui constitue une excellente chose dans le processus de résolution du problème sauf qu’ils voient les causes partout sans aucun lien avec eux-mêmes.

Quelqu’un ou quelque chose d’autre a causé le problème sauf eux-mêmes. Pire, ils s’inscrivent dans une perspective négative : « Il n’y a rien à faire : ce problème ne peut pas être résolu ». Les gens à attitude positive s’inscrivent dans une meilleure dynamique: « Il doit y avoir une solution » ; « Quelqu’un a dû avoir rencontré le même problème et a fini par le résoudre » , « Continuons de creuser, qui sait? ». Pendant ce temps, les autres disent : « Il n’y a pas moyens », « A l’impossible nul n’est pas tenu », « Nous avons assez cherché maintenant, on rencontre ; d’ailleurs le temps menace (la nuit approche) « . L’ironie, c’est qu’en retournant ainsi à deux pas de l’or, ils laissent l’homme à attitude positive trouver la solution quelques minutes après qu’ils ont abandonné. Pourquoi ? Parce qu’il a su rester dans la perspective de pouvoir trouver une issue.

7. Se demander à chaque fois comment je peux aider

Il est facile de critiquer les situations. Il est même trop facile de pointer du doigt ce que les autres auraient pu faire ou auraient dû faire. Comme vous le savez, c’est facile de penser systématiquement et constamment que la faille vient des autres, de les critiquer amèrement et sévèrement. Mais vous ne pouvez pas critiquer amèrement les autres sans devenir amer vous-même et ce n’est pas ainsi que  vous  développez ainsi une attitude positive. Apprenez plutôt à voir quelque chose de bien dans ce que les autres font. Ensuite voyez comment vous pouvez les aider à s’améliorer dans un premier temps sans les critiquer mais en intervenant activement (ou en leur proposant des idées sous forme de suggestion ouverte). S’ils ne comprennent pas, gardez toujours votre attitude positive. Au lieu de vous demander pourquoi ils ne comprennent pas, demandez-vous comment vous pourriez vous exprimer autrement pour qu’ils comprennent. Si vous pouvez travailler à commencer par éliminer le problème dans votre camp, l’extirper de votre langage et de votre approche pour ensuite aider ouvertement les autres à s’améliorer, vous passerez du criticisme spontané à une attitude contributive.

Par Hermann H. CAKPO

Hermann H. CAKPO

Herman H. CAKPO est auteur, coach et co-fondateur de The H&C Group, une entreprise de formation et de coaching basée au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Togo, au Sénégal, au Gabon et prochainement au Niger, Cameroun et en Guinée. Il a déjà écrit et publié plus de 25 livres.

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