Comment dépasser les peurs qui vous empêchent de mettre en oeuvre vos projets

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Comment dépasser les peurs qui vous empêchent de mettre en oeuvre vos projets

dépasser ses peurs, passer à l'actionBeaucoup de gens se demandent comment faire pour dépasser ses peurs, passer à l’action et mettre en oeuvre ses projets majeurs. Nous avons toujours peur et il n’est pas facile de dépasser ses peurs. Mais je pense à la suite de Steve Jobs que lorsque vous avez une chose à faire, votre cœur et votre intuition ne peuvent pas vous tromper. Vous le sentirez et vous le verrez. Pas toujours de la manière la plus évidente possible, une clarté traversera à un moment donné votre esprit et y restera. C’est à ce niveau que nous nous laissons embrigader par la peur de nous tromper, que nous laissons naitre en nous certains doutes qui nous empêchent de passer à la décision et à l’action. En voici les plus redoutables :

« Peut-être que ce n’est pas la bonne chose ! »

J’apprécie la phrase suivante de Stephen R. Covey et l’utilise comme principe d’action dans la gestion de mes priorités : « Vite faire et bien faire, ne doit pas empêcher de faire la bonne chose ». Maintenant, comment sait-on qu’on fait la bonne chose. La plupart des gens qui hésitent à passer à l’action parce qu’ils ne seraient pas sûrs d’être en train de vouloir faire la bonne chose ne sont  malheureusement pas ceux qui auront mis en place des critères d’appréciation de la bonne chose à faire. Au contraire, ils sont plutôt pris en otage par l’ignorance et la peur de mal faire. Au fond, ils n’hésitent pas parce qu’ils ne sont pas sûrs. Ils hésitent parce qu’ils n’ont pas su apprendre ce qu’il faut savoir pour savoir s’ils sont en train de faire la bonne chose. Et justement la peur, sinon la honte de l’échec, les empêche de passer à la réalisation de la condition permettant de savoir si on fait la bonne chose ou non : l’expérimentation.

Jim Rohn propose trois questions qui lorsqu’elles sont biens appliquées permettent de relever le défi de la bonne chose à faire : « Que faire ? », « Que lire ? », « Qui peut m’aider ? ». La plupart des gens qui s’en arrêtent au fait qu’ils ne sont pas sûrs de la bonne chose à faire et qui du coup ne font rien, n’utilisent pas ces trois questions. Ils oublient qu’il y a toujours une bonne chose à faire lorsqu’on ne sait pas la bonne chose à faire : poser ces trois questions par exemple. Quelle est la bonne chose à faire lorsque vous ne savez pas la bonne chose à faire ? Investiguer, apprendre tout simplement la bonne chose à faire, ensuite le faite. Aussi simplement.

Peut-être que ce n’est pas le bon moment

Je crois en la loi du timing. C’est-à-dire que certaines choses devraient être faites à un certain moment précis pour avoir le meilleur niveau de résultat possible. Par exemple, lorsqu’il est question de lancer un produit, certaines conditions du marché doivent être remplies pour obtenir le meilleur niveau de pénétration et de rentabilité possible. Mais je pense qu’il est possible d’accélérer les conditions. Du moins, c’est le propre des génies de les accélérer. Ce n’est pas le recul des ordinateurs qui a fait de la place aux Smart Phone et aux Tablettes, c’est l’arrivée des Smart Phones et des Tablettes qui a forcé l’abandon progressif et le recul des ordinateurs. Non, les conditions du marché n’étaient pas remplies, mais ces produits ont créé les conditions avec leur arrivée et la façon dont ils ont été présentés. N’allez pas penser qu’il faut être un génie comme Steve Jobs pour faire un tel exploit. Pas du tout !

Pour y arriver, il faut savoir se poser la question suivante : « Du coup, si ce n’est pas le bon moment, quelle est la façon dont il faut procéder pour précipiter le bon moment ? ». Le génie ne consiste pas à attendre le bon moment. Il consiste à le précipiter par la façon ingénieuse dont on procède. La réactivité consiste à agir lorsque le moment est bon. La proactivité consiste à agir avant qu’il ne soit nécessaire (urgent) d’agir. Il n’est pas difficile de savoir ce qui fait gagner le plus. Mais ce que je sais, c’est que les gens excellents changent et font ce qu’ils doivent faire avant d’être obligés par les conditions externes (dont le temps) à changer et à faire ce qu’ils doivent faire. Alors quel est le bon moment pour changer ? Il faut changer avant qu’il ne soit nécessaire de changer.

Peut-être que ce n’est pas la bonne manière

La bonne manière s’apprend avec l’expérience. Vous ne pouvez pas savoir si ce que vous allez faire est la bonne manière si vous ne passez pas à l’action pour voir le résultat que cela donne. On appelle cela de l’expérimentation. L’hésitation qui suit le fait que nous pensions ne pas procéder de la bonne manière et coupons cours à l’action n’est que la fille de la peur de mal faire. Encore une fois, la bonne manière s’apprend avec l’expérience. Vous le faites et vous voyez que ce n’est pas exactement la bonne manière et qu’il faut la corriger, qu’il faut l’améliorer  ou que c’est une bonne manière mais qu’il faut l’optimiser pour avoir de meilleurs résultats. Le meilleur moment pour agir, c’est lorsque vous n’êtes pas sûr que ce soit la bonne manière.

Vous le saurez rapidement si vous agissez. Lorsque vous agissez, vous voyez que le résultat n’est pas bon et vous ajustez la façon de faire. Vous travaillez à la parfaire toujours sans être sûr que ce soit la bonne manière mais avec l’intime conviction que les résultats vous diront si c’est la bonne manière. On perd plus de temps et de ressources ainsi ? Certainement ! Mais c’est ainsi qu’on s’aiguise à parfaire et travailler son intuitivité. Pour ce que je sais, c’est avec l’erreur que les génies se forgent et s’aiguisent. C’est avec les essais audacieux couronnés dans un premier temps d’échec piteux que les exploits se réalisent. Ceux qui refusent ce passage ne font que des choses évidentes. Justement, lorsque cela devient évident, c’est qu’un génie l’a démystifié. Pourquoi ne pas être ce génie ?

Peut-être que je n’ai pas la bonne information

Ne pas avoir la bonne information peut effectivement désorienter notre action. Certainement parce que nous faisons ce que nous faisons sur la base de ce que nous savons. Et lorsque nous avons la bonne information, la probabilité que nous fassions la bonne chose est plus grande. Mais vous vous souvenez certainement de la dernière fois où vous avez eu la bonne information et pourtant vous n’avez pas su faire la bonne chose ? Voyons : vous n’aviez pas la bonne manière, la bonne séquence, les bonnes personnes…, le bon moment…C’est cela même.

Alors que je devrais passer à l’action, je confiai à mon co-équipier : « Je suis d’accord avec ce que tu proposes hein, mais et si nous n’avions pas la bonne information ? ». Il m’a donné une réponse qui m’a permis de comprendre définitivement que je peux m’autodéterminer à chaque fois : « Mon frère, nous savons toujours ce qu’il y a lieu de faire quelle que soit l’information qui arrive. C’est ça qu’il faut faire maintenant ». Si tant est que vous dépendez de l’information qui arrive pour décider de ce que vous devez faire, il suffit qu’on la manipule et vous tombez dans l’erreur. Le général Collins Powell disait que 40% de l’information suffit à prendre une décision et que le reste se fait à l’aide de l’intuition. Je dirai que tout se décide avec l’intuition. Nous savons toujours ce qu’il faut faire avant que l’information n’arrive. Parfois elle crée le doute ; parfois elle nous confirme ce que nous pensions faire. Et il arrive souvent que même lorsque l’information qui arrive confirme ce que nous voulions faire, que ce ne soit pas la bonne chose. Pouvoir à votre intuition, à vos principes et à votre intime conviction donc. Pour le reste, il faut s’apprêter à assumer.

Peut-être que ce n’est pas le bon endroit

L’adéquation du lieu va jouer un rôle important dans la qualité des actions que nous engageons. Et justement nous ne sommes pas des bêtes qui mangeant là où elles sont et défèquent et urinent là où elles sont. La différence fondamentale entre nous et elles, c’est que nous pouvons procéder à une analyse pour savoir le lieu adéquat. En tant que défenseur de l’environnement, je peux vous dire que je ne jette pas les déchets n’importe où. Je suis capable de garder de la peau de banane dans mon sac jusqu’à ce que je trouve une poubelle parce que je pense que je ne peux pas la jeter n’importe où. Cela me parait logique et la jeter n’importe où est tout le contraire de ce qui serait en phase avec mes principes. Mais pour certaines actions, le lieu n’a vraiment pas d’importance.

Quel est le bon endroit pour lire un livre ? Quel est le bon endroit pour dire à quelqu’un « Je t’aime » ? Quel est le bon endroit pour se dire la vérité  (sinon parler tout bas – c’est d’ailleurs la meilleure manière de se dire gentiment les vérités) ? Quel est le bon endroit pour commencer ce que vous devez commencer ? Là où vous êtes avec ce que vous avez. Il n’y aura pas de meilleurs endroits que là où vous êtes. Bouger commence là où vous êtes. Agissez si vous ne pouvez pas bouger et si vous ne pouvez pas bouger, agissez surtout et vous bougerez. Et surtout n’attendez pas d’atteindre le bon endroit pour finir par nous dire : « C’est trop tard maintenant. Ce n’est plus le moment ». C’est un double piège. Agissez là où vous êtes et vous atteindrez de meilleurs endroits.

Peut-être que ce n’est pas là où il faut commencer

L’homme peut parfois être accroché à la logique. Il y a toujours une chronologie dans laquelle les choses devraient être faites et lorsque nous ne sommes pas sûrs que ce que nous devrions faire soit la première chose à faire, nous préférons attendre. Je pense que dans ces cas-là, c’est trop facile de s’arrêter, de se cramponner et d’attendre.

Nous étions en train de préparer un séminaire. Et comme c’est notre coutume, lorsque nous avons des place non achetées, nous avons l’habitude d’inviter nos anciens clients ou des futurs clients qui hésitent à mettre de l’argent. « C’est le moment d’inviter les gens », proposai-je à mon collègue. « Oh, tu sais, il faut que je confirme la salle d’abord. Je ne vais pas inviter les gens et me rendre compte après qu’il n’y a pas de salle assez grande pour les contenir », me répondit-il. « Alors, appelle l’hôtel pour confirmer la salle », lui fis-je. « Je vais me rendre sur place là-bas, confirmer et payer en même temps et puis je n’ai pas leur numéro ». J’allais accepter qu’il procède ainsi mais je déteste ne rien faire lorsque je dois agir : « Vas chercher l’une de leur facture, tu y trouveras le numéro ».Quand il était question pour lui de le faire après avoir confirmé la salle, c’était trop tard pour certaines personnes qu’il voulait inviter.

Si vous devez agir et vous pensez que ce n’est pas la bonne chose par laquelle il faut commencer, sachez que contrairement au fait de prendre votre temps pour faire la première chose à faire quitte à faire ensuite ce qui suit, vous devriez faire preuve de la plus grande célérité et de la plus grande ingéniosité, en identifiant rapidement la première chose à faire, en le faisant de la meilleure manière possible pour passer à l’action suivante plutôt que de vouloir attendre.

Peut-être que ce n’est pas à moi d’agir

Je travaillais avec un ami qui était en brouille avec sa copine. Comme c’est souvent le cas, les deux étaient égoïstes et chacun s’attendait à ce que l’autre fasse le premier pas. A un moment donné, il était clair qu’il fallait qu’il fasse quelque chose. « Je vais lui parler », me fit-il avant de revenir sur ses mots « Hermann, peut-être que ce n’est pas à moi d’agir ? Pourquoi elle ne ferait pas le premier pas ? ». Je comprenais parfaitement qu’il n’était pas évident pour lui de faire le premier pas, de montrer en premier qu’il a le plus besoin que la relation se normalise. L’égo masculin ne tolère pas en général une telle faiblesse. Mais lui et moi étions convaincus d’une chose : Quelque chose devrait être faite et il fallait que quelqu’un le fasse.

« Mon cher, une fois qu’il est clair qu’il faut faire quelque chose même si c’est difficile, il faut avoir du cran, il faut du leadership pour dire : « J’y vais. Il faut que je fasse quelque chose » et le faire effectivement. Tu prendras définitivement le pas sur les forces de l’hésitation si tu peux te lancer dans l’action maintenant. Il faut que quelque chose soit faite et il faut que quelqu’un le fasse. Tu ne perds rien à ce que ce soit toi qui t’y mettes à part le fait que l’autre pensera que tu es faible. Mais tu sais qu’il a fallu que tu sois fort pour y arriver. Ce qui importe ce n’est pas ce que l’autre pense, c’est ce que tu penses. Alors sois définitivement fort maintenant ». Et vous aussi, soyez définitivement fort, dominez vos doutes par l’action!

Hermann H. CAKPO

Par Hermann H. CAKPO

Herman H. CAKPO est auteur, coach et co-fondateur de The H&C Group, une entreprise de formation et de coaching basée au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Togo, au Sénégal, au Gabon et prochainement au Niger, Cameroun et en Guinée. Il a déjà écrit et publié plus de 25 livres

Par | 2016-09-15T06:32:39+00:00 septembre 15th, 2016|Catégories : Ultra-Performance|Mots-clés : , , , , , , , |1 Comment

Un commentaire

  1. FELICIEN AGBOI 15 septembre 2016 à 11 h 21 min- Répondre

    Des illustrations pertinentes! Merci pour le cours.

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