12 idées fausses au sujet de la création d’entreprise

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La différence fondamentale entre ceux qui finissent par réussir à créer leur entreprise et ceux qui ne se lanceront jamais ou qui échouent, réside essentiellement dans la capacité à se concentrer de l’essentiel qui compte pour finir par réaliser son rêve. Si vous êtes prêts à vous lancer dès maintenant, c’est votre heure et sans aucun doute. Assurez-vous de ne vous faire aucune des illusions suivantes et votre amorce trouvera davantage de bases solides.

ILLUSION N°: Il nous faut une entreprise en bonne et due forme

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L’ESSENTIEL : Attelez-vous à créer les conditions pour apporter la meilleure valeur ajoutée possible. Beaucoup d’entreprises ont démarré dans des garages et dans des chambres d’étudiant.

Fabrice travaillait dans une entreprise lorsqu’il s’est décidé à lancer sa propre entreprise de conseil en communication. Les barrières d’entrée sur le marché étaient telles que si vous ne pouvez pas projeter une image d’entreprise sinon personne ne vous prendra au sérieux. Utilisant ses économies, il prit des bureaux dans le centre des affaires. « Rien que la décoration des bureaux m’aura coûté quelque 7 millions de francs CFA…J’ai investi dans des ordinateurs macintosh avec des écrans 21 pouces. Je voulais répliquer exactement ce que j’ai vu ailleurs parce que c’est ce qui se faisait sur le marché. Les aménagements m’auront pris quelques six (6) mois. J’ai passé des mois pour finir par obtenir un marché de 15 millions, mon seul contrat en 18 mois. L’ironie dans cette affaire est que l’institution qui nous a donné le marché n’a jamais demandé à visiter nos bureaux et lorsque je le leur ai proposé pour s’assurer qu’ils comptent sur nous, ils n’ont jamais été disponibles » nous expliqua-t-il.

« Je croyais que je faisais vraiment la bonne chose jusqu’à ce que je rencontre une consœur qui faisait 1,1 milliards de chiffre d’affaires en organisant des évènements avec une assistante, un comptable et des chargés de clientèle qu’elle utilisait en fonction des évènements et des contrats. Moi j’avais tout ce qu’une entreprise devrait avoir en terme de structuration et de département (Finance, Marketing, Opération). J’avais recruté 2 chefs publicités sans avoir des contrats conséquence ». Fabrice qui a fini par mettre la clé sur le paillasson offre ses services de conseil en communication à partir de sa maison avec un chiffre d’affaires de 1,8 millions à 7 millions suivant les contrats signés. Et pour tout ce qu’un entrepreneur peut craindre, il traine avec une ardoise de 37 millions. « La vérité, c’est que je devais absolument lancer cette entreprise, mais je ne l’ai pas fait de la meilleure façon. Aujourd’hui, j’ai appris et naturellement, je ne retournerai plus travailler pour quelqu’un mais je vais appliquer le principe le plus efficace en la matière : Rêve Grand, Démarre Petit, Démarre Maintenant » nous confie-t-il.

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ILLUSION N°2 : C’est une idée géniale !

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L’ESSENTIEL : Votre idée d’entreprise n’est pas un joyau. Travaillez rapidement votre système interne en un joyau vous ferez prospérer n’importe quelle entreprise.

Ne vous laissez pas éblouir par les merveilles virtuelles de votre entreprise. Bien sûr que vous avez le droit de fantasmer sur la réalisation de votre projet d’entreprise et d’imaginer les meilleures tournures et développements possibles. Maintenant, il doit arriver un moment où vous devez passer de la visualisation de ce que vous voulez réaliser à sa réaliser parce qu’une idée sur papier doit prendre rapidement forme pour devenir un produit ou un service génial. L’entrepreneur qui veut véritablement faire prospérer son idée d’entreprise doit s’empresser de transformer son idée géniale en valeur ajoutée géniale pour ses clients. C’est ce qui importe. Et si vous restez longtemps à caresser votre idée géniale croyant que vous en avez l’apanage, vous vous rendrez compte que quelqu’un est sorti de l’illusion et gagne royalement de l’argent avec ce que vous considérez comme une idée à vous.

ILLUSION N°3 : Il faut de l’expérience pour se lancer

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L’ESSENTIEL : Sachez que c’est en entreprenant qu’on devient entrepreneur. L’expérience que vous allez gagner en tant que cadre ne suffira pas pour entreprendre. Plutôt vous démarrez, plutôt vous commencez à cumuler de l’expérience entrepreneuriale utile.

« Lorsque vous travaillez pour une autre personne, vous n’avez aucune pression si ce n’est ce que la mission qu’on vous a confié exigera de vous lorsque vous n’êtes pas bien organisé » nous confie Michel Thomas Gbenagni qui a travaillé pendant 21 ans pour les institutions internationales avant de décider de rentrer au pays pour lancer sa propre entreprise. « Je me suis retrouvé à 49 ans en train de commettre mes premières erreurs de jeunesse en tant qu’entrepreneur. J’ai été vraiment surpris par mes naïvetés entrepreneuriales ». N’oubliez pas que Bill Gates, Steve Jobs, Mark Zuckerberg et autres ont démarré sans aucune expérience. « Il y a un avantage à démarrer sa propre entreprise avec la fraicheur de l’âge et l’envie de véritablement faire les choses différemment » nous suggère Hermann H. CAKPO qui a créé sa propre entreprise alors qu’il était en troisième année d’université.

ILLUSION N°4 : Mes expériences de cadre me serviront

shutterstock_108704798 L’ESSENTIEL : N’oubliez pas que vous avez une entreprise à créer et non à une entreprise à gérer. En tant que cadre, vous gérez partiellement l’entreprise créée par une autre personne.

L’exemple de Michel Thomas Gbenagni montre très bien qu’il est important de savoir le capital qui va nous servir. A cet effet, il n’y a que la capitalisation entrepreneuriale qui nous servira. « En terme d’organisation interne, de réseau relationnel », nous raconte-t-il, « mes expériences capitalisées m’ont beaucoup aidé mais c’est justement là que se trouve le piège. J’ai misé sur les points où j’étais fort au lieu de miser sur les points où j’étais faible comme l’endurance, la force mentale, le leadership et le développement d’équipe et une proposition de valeur pertinente et innovante pour mes clients. Plus de la moitié des 141.000 euros que j’ai investi ici s’est disloqués sans que je ne puisse dire exactement où c’est passé. La leçon que j’ai appris c’est qu’on ne finit pas entrepreneur avec son expérience de cadre. On finit par devenir un entrepreneur avéré en étant entrepreneur. Si j’avais commencé il y a 15 ans, j’aurais 15 ans d’expériences entrepreneuriales. Là j’ai 21 ans d’expériences managériales qui ne me servent pas à grandes choses quand il faut manifester du leadership entrepreneurial. Même si j’ai contribué à déployer des processus en tant que manager à l’international, je n’ai eu à rien créer de fond en comble. En tant qu’entrepreneur, je dois tout créer. C’est tout un autre chantier qui nécessite une disposition mentale à laquelle je n’ai pas été habitué ».

ILLUSION N°5 : Il vaut mieux faire ce qui marche

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L’ESSENTIEL : Si vous faites ce qui marche déjà, il y a de fortes chances que vous êtes un suiveur. C’est bien de copier pour se lancer. Et pour faire la différence il faut apporter des nouveaux à tester. 

La plupart des créateurs d’entreprise ne veulent se casser la tête en démarrer à partir d’une nouvelle idée de fond en comble. Ce qui constitue effectivement une excellente stratégie de création d’entreprise puisque de toutes les façons : « la copie est la voie la plus courte menant au succès ». Maintenant, il ne faut pas perdre de vue qu’à un moment donné la bataille pour le contrôle d’un marché se résume à une course à deux chevaux entre le leader et le challenger. Il est important de vous de le savoir clairement dès maintenant pour ne pas devenir un acteur insignifiant de votre secteur. Si vous décidez d’intégrer un marché, vous devez faire suffisamment de choses originales et inédites à forte valeur ajoutée pour vos clients pour rester dominateur et présent le plus longtemps possible sur le marché…Ce qui veut dire que vous n’aurez pas à faire que des choses qui marchent déjà mais des choses qui doivent être faites  et que vous testerez et ajusterez jusqu’à répondre parfaitement aux besoins de vos clients. Rappelez-vous que l’innovation (la création de nouveauté) est la seule arme invincible.

ILLUSION N°6 : Il nous faut toutes les autorisations

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L’ESSENTIEL : Il est évident que pour certaines activités, vous devez avoir toutes les autorisations pour pouvoir démarrer officiellement vos activités mais beaucoup de choses n’ont pas besoin que vous ayez d’abord toutes les autorisations. 

Le travail que l’entrepreneur doit faire sur lui-même et sur la structuration de son modèle économique est tel qu’il ne peut pas laisser les formalités l’empêcher d’engager le processus de son entreprise. Le piège en effet, c’est que la plupart des gens confondent l’enregistrement d’une entreprise et sa Vous pouvez avoir enregistré une entreprise si vous ne l’avez pas bâti avec les fondements nécessaires, le fait d’avoir les formalités ne se résumera alors qu’à des formalités. construction. Or la création d’entreprise va bien au-delà. Pendant que vous attendez vos autorisations, soyez en train de construire votre entreprise : renforcer vos capacités entrepreneuriales ne devrait pas attendre la fin des formalités, étoffer votre réseau d’affaires, former vos équipes et bien pour d’autres activités, vous pouvez faire le travail de vente commerciale sans avoir d’agrément.

Ce fut le cas de Mamoudou qui avait besoin d’un agrément IATA pour l’émission des billets d’avion : « J’avais déjà un réseau d’affaires en place. Alors, je ne voulais pas attendre ce agrément avant d’émettre des billets pour le compte d’agences déjà agrément. C’est ainsi que j’ai pu réaliser jusqu’à 640 millions de vente de billet d’avion, ce qui me donnait l’assise commerciale nécessaire pour convaincre mes partenaires financières de ce que mon affaire allait marcher. Obtenir leur appui pour mobiliser la caution nécessaire pour avoir l’agrément. Il parait que l’attente ne peut nous servir qu’après l’action et qu’il faut agir et attendre et non attendre pour agir. Ceci est bien valable lorsqu’il est question de se lancer dans les affaires ».

ILLUSION N°7 : Ce n’est pas bon que j’échoue

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L’ESSENTIEL : Il est important que vous sachiez clairement et dès maintenant que l’échec fait partie du jeu des affaires. Mieux, l’échec est l’une des rares occasions pour apprendre à ne plus échouer. 

L’une des choses que vous apprendrez des grands champions comme Michael Jordan, c’est qu’ils tirent la force qui leur permet de réussir de leurs échecs successifs passés. Parlant du nombre de lancer franc qu’il a perdus, du nombre de matches qu’il a perdu avant de finir à côté des grands exploits qu’il a réalisé, il conclut que c’est parce qu’il a échoué autant de foi qu’il a également réussi très facilement. Il n’est forcément pas très malin d’attendre de commettre des erreurs avant d’apprendre les leçons à apprendre pour bien faire les choses. Pendant ce temps, les entrepreneurs et l’entrepreneur que vous êtes aura tellement de terrains nouveaux à fouler, sera confronté à tellement de facettes inédites de la tournure que peut prendre l’aventure entrepreneuriale si bien que vous n’êtes forcément pas immunisé contre l’échec. La bonne nouvelle étant qu’une fois que vous foulez un terrain inédit et titubez, vous avez l’opportunité d’apprendre pour mieux affronter les défis inhérents que ce soit sur le plan mental, stratégique, tactiques et techniques. Personne ne vous souhaite l’échec mais sachez que pour les grands entrepreneurs qui finissent par faire la différence, l’éventuel de l’échec n’est pas une raison suffisante pour qu’ils n’avancent pas royalement sur la voie de la réalisation de leurs ambitions. Alors, ne laissez aucunement la peur de l’échec vous arrêter.

ILLUSION N°8 : Les gens aiment la nouveauté. Ça marchera ici aussi. 

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L’ESSENTIEL : N’oubliez pas qu’en définitive les acheteurs potentiels recherchent de la satisfaction à leurs besoins et que lorsqu’ils sont objectifs, ils recherchent une solution et non la nouveauté. Concentrez-vous à apporter des solutions nouvelles pertinentes et aurez un double impact.  

Si vous êtes un passionné de nouvelles technologies et avez suivi un peu l’euphorie qu’ont créée les tablettes et surtout l’IPAD surtout sur les marchés africains, vous savez très bien qu’il fut un moment où ne pas avoir un IPAD à Abidjan, Dakar, Libreville et Douala pouvant être très gênant. Mais l’euphorie est vite passée et  seulement 21 % détenteurs de tablettes sont prêts à en acheter s’ils devraient s’y reprendre. La plupart des gens n’utilisent leurs tablettes qu’à quelques rares occasions pour regarder des films, prendre des vidéos ou des photographies. En vérité, ce n’est pas pour cela que les tablettes ont été faites, loin de là.  Nous ne disons pas que les tablettes n’apportent aucune solution à des problèmes pertinents chez ces utilisateurs.

Au moment où nous mettions sous presse, nous n’avons pas pu obtenir des chiffres précis sur l’évolution de la vente des tablettes en Afrique mais si votre produit n’est basé que sur l’effet prétendu de la nouveauté ou de l’euphorie importée sans réelle adaptation au besoin de votre cible (locale ou nationale), vous pourriez bien avoir le même effet de court terme sur vos clients potentiels. Encore une fois, concentrez-vous à apporter des solutions nouvelles et pertinentes à des besoins couramment critiques de votre cible et vous pourrez assurer la solidité de votre modèle économique. Les entreprises qui ont bâti leur modèle économique autour de besoins critiques récurrents se sont assurés une prospérité plus rapides et plus durables que la plupart des autres entreprises.

ILLUSION N°9 : Nous vendrons dès les premiers. Nous vendrons de toutes les façons.  

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L’ESSENTIEL : En général, très peu d’entreprises vendent les premiers mois. Les premiers sont utilisés pour déployer le système de production et de prestation de services, de formation et autres. Etudiez votre secteur et faites vos prévisions de ventes en conséquence.   

La plupart des gens qui vivent dans cette illusion sont ceux qui ne savent pas prendre le temps de s’approchent des acteurs de leur secteur pour prendre connaissance de comment les choses fonctionnent en général. Rappelez-vous que ce n’est que récemment que Twitter a pu s’offrir un modèle économique lui permettant de générer ses premières ventes. Elle aura mieux plus de 5 ans avant de trouver un moyen de vendre. Bien sûr que vous pouvez vendre les premiers jours…Maintenant, n’oubliez pas d’intégrer tout le temps qu’il vous faudra pour être prêt à vendre et surtout le temps qu’il faut pour amener les clients à acheter. Vous avez déjà entendu que le Iphone 2 a été écoulé à plus de 1 millions d’exemple le premier jour de son lancement ? Sauf que ce n’était pas le premier jour de lancement des activités qui ont conduit à la mise en marché de l’Iphone. Encore une fois, étudiez bien votre secteur, ajoutez vos stratégies de provocation du marché et assurez-vous de pouvoir vendre le moment où vous pensez pouvoir vendre afin de ne pas vous faire des illusions.

ILLUSION N°10 : Ils nous ont dit qu’ils nous soutiendront.  

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L’ESSENTIEL : Le pensez-vous vraiment ? Peut-être qu’ils voulaient dire que c’est une idée à encourager ? Et c’est déjà une bonne chose d’avoir le soutien des gens qui sont autour de vous. Le soutien moral est plus important que le soutien matériel.   

« S’il y a une chose qui m’a permis de lancer ma propre entreprise et de progresser sereinement dès mes tout début, c’est le soutien de ma famille et de ma mère », se souvient Mame Cafa Sall. Si vous avez le soutien ne serait-ce que moral des gens de votre entourage et de leaders d’opinion, utilisez cela comme une bonne piqure de dose de motivation pour vous concentrer sur votre aventure. Le soutien moral est un bonus qui vous servira. Autant l’utiliser à profit plutôt que de vous désoler de n’avoir pas le soutien financier, technique voire institutionnel que vous attendez. Et surtout, ne vous complaisez pas à miser à 100% sur une promesse financière, technique ou institutionnelle pour mener à bout votre projet de création d’entreprise. Pour ce qui est du soutien institutionnel par exemple, la politique et ses fluctuations faisant, il suffit que le directeur général soit changé, et la promesse que le prédécesseur devient de l’eau de pluie. Personne ne peut vous soutenir dans votre aventure entrepreneuriale autant que vous-même. Et si vous avez quelque soutien, ce n’est que du bonus !

ILLUSION N°11 : Il suffit d’avoir les bonnes connexions.  

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L’ESSENTIEL : S’il suffisait d’avoir les bonnes connexions, ceux qui ont les bonnes connexions seraient devenues milliardaires. Tout dépend de la valeur que vous avez aux yeux vos contacts et l’image que vous avez sur le marché. Si vos contacts ont une bonne image de vous et apprécient la valeur que vous leur apporter : oui dans ce cas, avoir de bonnes connexions peut très déterminant.

Vous pouvez appartenir un réseau très puissant mais à la fin de la journée, ce n’est pas la qualité ni la richesse du réseau qui vous aidera à prospérer en tant qu’entrepreneur. C’est votre capacité à devenir une opportunité pour le réseau afin que le réseau soit une vraie opportunité pour vous. Est-ce que nous sommes en train de dire que vous n’avez pas besoin de resauter pour développer votre entreprise ? Non pas du tout. Connaitre les gens c’est important et en plus de cela ils pensent de bonnes choses de vous, ils peuvent vous adopter.

Les plus de 2 milliards d’utilisateur de Microsoft ne connaissent pas Bill Gates et ses co-fondateurs. Lorsque Bill Gates et Paul Allen se sont lancés, ils étaient de jeunes étudiants très ambitieux qui ne connaissaient personne et qui ont su répondre à la demande d’un fabricant d’ordinateur qui cherchait un système d’exploitation et qui a dû publier une annonce dans un journal. Ce qui veut dire qu’il n’a pas trouvé la solution au sein de son réseau. Mais Bill et Paul avaient la solution et ils ont intégré automatiquement son réseau. Travaillez à renforcer la valeur que vous allez proposer ; c’est plus structurellement durable et efficace que le fait de vouloir partir du réseau et se demander : Qu’est-ce que je veux offrir ? Rappelez-vous que si vous vous basez sur votre réseau, un seul faux pas suffit à bloquer votre accès à l’ensemble du réseau. Les gens les plus stratégiques savent profiter de ce que leur réseau peut leur offrir et se créent de nouvelles filières qui permettent de démultiplier leur réseau et leur système d’émaillage du marché.

ILLUSION N°12 : Il ne nous manque plus que le financement  

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L’ESSENTIEL : Le défi dans le financement d’une entreprise, c’est que ceux qui se disent avoir des idées n’ont pas de financement et ceux qui ont du financement, n’ont pas d’idée. Si vous pouvez bien vendre votre idée, vous aurez le financement. Et si vous avez des acheteurs, obtenir le financement est encore plus simple.   Mieux, si vous trouvez un moyen de vendre avec le peu d’argent que vous avez ; vos clients vous aideront à vous financer progressivement grâce à leurs achats à chaque fois renouvelés à des volumes de plus en plus élevés.

La question la plus déterminante qu’un investisseur vous posera, c’est de savoir comment vous savez que votre concept va vendre et surtout ce qu’il va lui rapporter, s’il y injecte son argent. Les entrepreneurs qui ont plus de facilité à obtenir du financement sont ceux qui sont en train de vendre déjà. C’est pour cela que les créateurs d’entreprise sont souvent en buttes à la réponse que leur banquier leur donne lorsqu’ils négocient une ligne de crédit : « Ouvrez un compte chez nous ; ensuite mouvementez-le pendant trois à six mois et nous verrons comment vous financer ». C’est encore une fois la confirmation que la façon dont la plupart des créateurs d’entreprise essaient de résoudre le problème de financement de la création de leurs entreprises est plutôt illusoire. Si vous avez des parents et amis ou un programme d’appui à l’entrepreneuriat qui vous permettent de financer votre entreprise sans passer par les investisseurs et la banque, super ! Mais si vous devez passer par les deux derniers, il faudra démontrer que vous avez vendu, que vous pouvez vendre et que vous allez vendre.

Lorsque le fondateur de PcWorld voulait lancer son concept d’étude de marché après avoir fait fortune dans la publication, il a trouvé une astuce géniale pour faire financer ses études à vendre sous forme de rapport délivré chaque trimestre. Il proposa aux entreprises de s’abonner à 87.000 dollars (45 millions F CFA) par avance pour se faire livrer des rapports d’études chaque trimestre. Du fait de sa crédibilité, 11 entreprises lui envoyèrent un chèque de 87.000 dollars chacune. Lancer son concept était devenu plus simple. Votre défi, c’est comment améliorer votre indice d’achetabilité au point où vos clients acceptent même vous payer par avance afin que vous ayez de quoi financer votre concept. Et votre indice d’achetabilité augmente au fur et à mesure que vous êtes crédible et avez de la notoriété sur le marché. Peut-être qu’augmenter ces deux choses (avoir de la notoriété et être crédible) constituent les deux prochaines étapes que vous devez franchir pour financer très facilement votre entreprise ?

Par Hermann H. CAKPO

Auteur, coach & Co-fondateur The H&C Group

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