5 règles d’une transformation personnelle durable

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5 règles d’une transformation personnelle durable

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Lorsqu’on a décidé d’amorcer sa transformation personnelle, parce qu’on a un objectif à atteindre et qu’on veut devenir la personne qu’on veut réellement être, il peut arriver, et d’ailleurs il arrive inévitablement, qu’on rencontre une résistance. Cette résistance vient des anciennes habitudes, de l’environnement, et de tout ce qui peut vous ralentir, décourager ou vous faire douter de la bonne raison de continuer. Cela arrive surtout parce que le changement suppose de souffrir pour le nouvel objectif à atteindre.

Et le plus difficile dans cette situation n’est pas de lutter contre les autres, contre le contexte ou contre l’environnement. Mais bien plutôt de se vaincre soi-même. Mieux, la résistance que nos anciennes habitudes nous opposent est plus forte lorsqu’il s’agit de ces petites excuses qu’on peut se permettre de temps en temps et qui émoussent notre détermination de départ. Ces petites excuses qu’on se trouve minent l’avancement vers la croissance personnelle à laquelle on rêvait ardemment quand on a démarré. Il faut très rapidement et sérieusement les identifier, travailler sur elles pour que les petits écueils ne deviennent pas des montagnes à soulever et ne fassent pas re-tomber dans les travers de l’ancien Homme. Voici donc les 5 règles à respecter pour ne pas connaître ce recul quand on se met en marche pour sa croissance personnelle.

  1. Transformez-vous pour répondre à votre besoin intérieur de croissance et non pour plaire aux autres

Plus qu’un effet de mode, la question de croissance personnelle est une question essentielle dans la vie individuelle. Malheureusement, bien  de personnes, par curiosité, par suivisme, ou pour donner l’impression d’être à la page ou dans l’air du temps, accourent d’un séminaire à un autre, d’une formation à une autre quand elles entendent parler de «développement personnel». Au bout du compte, il leur faut faire semblant de comprendre, d’adhérer à l’esprit des outils novateurs et d’afficher des semblants de signes extérieurs de transformation. Il leur faut aussi adopter des vocabulaires, des citations d’auteurs et des attitudes que dans leur imagination, ils croient être celles que donnent automatiquement la mise en pratique de ces outils. Et pourtant, la transformation, comme le nom l’indique, n’est pas une question d’apparence. Elle n’est pas destinée à impressionner les autres. Elle prend sa source dans le constat personnel qu’on n’est pas satisfait de sa vie, qu’on veut la changer, et pour cela qu’on doit se transformer de l’intérieur. Cela n’a donc rien à faire à première vue avec l’extérieur. En se transformant, il est évident que cela rejaillira sur notre relation avec les autres (couple, enfants, famille, affaires, amitié, communauté etc.). Retenons-le donc : la transformation personnelle est une affaire individuelle et c’est en s’observant, en se demandant constamment si je progresse, si je reste la même personne dont je ne suis pas fier ou si je régresse, qu’on fait tout pour se dépasser, pour s’obliger au travail sur soi.

  1. Prenez la décision de vous transformer véritablement et durablement et non juste pour suivre une mode et une pression ponctuelle

Jusqu’à quel point êtes-vous décidé à changer ? Ce que votre ancienne situation vous a fait vivre, jusqu’à quel point cela vous affecte-t-il ? Jusqu’à quel point êtes-vous dérangé ? En avez-vous vraiment marre ? En êtes-vous arrivé à vous voir dans le miroir et à vous cracher les 4 vérités ? En avez-vous ras-le-bol d’être moins que ce que vous devez être, avoir, faire, produire comme résultat, réputation, argent, santé, énergie, satisfaction, influence sur les gens, accord avec votre personne intérieure ? Quand vous dites que vous voulez changer, quelles résonnances ces mots ont-ils dans votre mental, votre corps, votre cœur ? Quels types d’émotions suscitent-ils ? Quel niveau d’empressement génèrent-ils ? En les prononçant, avez-vous le sentiment que vous devez y aller maintenant et maintenant même ou bien, est-ce une expression intellectuelle, un vœu avec l’intention de réfléchir pour savoir quand, comment, et pourquoi le faire ? Ressentez-vous l’extrême urgence de le faire ou êtes-vous persuadé d’avoir encore du temps devant vous ? La clarification de ces questions vous situe sur la réalité, la profondeur, la puissance de votre décision. Quand vient le moment de changer, on ne négocie plus ni avec soi-même, ni avec les autres, ni avec quoi que ce soit. Le philosophe Socrate illustrait cet état d’esprit en disant à un jeune qui était venu le voir d’aller à la rivière et de plonger la tête dans l’eau. Quand il le ferait et qu’il aurait envie d’en retirer la tête, qu’il résiste jusqu’au dernier souffle. Le jeune homme ayant essayé était revenu vers Socrate à qui il a avoué que quand il n’en pouvait plus, sentant qu’il manquait d’air et qu’il risquait de mourir, il a été obligé de sortir la tête de l’eau. Et à Socrate de lui expliquer que c’est ainsi : quand tu es prêt à changer, tu ne peux plus résister ni attendre, c’est tout simplement plus fort que soi.

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  1. Célébrez vos transformations et vos résultats et réjouissez-vous d’avoir enclenché votre processus de transformation.

Les premiers résultats que produisent votre transformation, c’est vous-mêmes qui les ressentez. Vous vous voyez à penser autrement ; à orienter votre intelligence et vos pensées vers les approches résultat, positivité, succès, prospérité. Vous faites attention aux émotions qui animent votre être parce que vous avez compris que ces émotions lorsqu’elles vous font vous sentir mal révèlent que vous êtes sur une mauvaise fréquence et qu’une mauvaise fréquence étant le signe de la connexion à des situations négatives, vous devez en même temps faire le point des pensées qui circulent en ce moment dans votre esprit et les orienter vers ce qui vous procurera de la bonne humeur, de l’énergie dynamisante, de la vitalité, une sensation de paix intérieure. Voilà autant de facteurs psychologiques de production de la  richesse, de la  prospérité, de la santé, du bonheur. La transformation étant une affaire intérieure, une expérience personnelle, vous en êtes le champ, l’acteur et le spectateur pour vous réjouir des fruits de croissance qu’elle vous procure. Ce que les autres voient d’ailleurs lorsque commencent à opérer en vous les changements progressifs (attitude, mode de pensée, sélection émotive…) n’est que la partie émergée de l’iceberg. Alors que peuvent-ils en dire (malgré leur bonne volonté de vous encourager) qui peut autant correspondre à tout le renouvellement qui se produit en vous ? Lorsque se met en marche votre transformation, sachez que vous êtes pareil au cosmos qui se reconstruit, c’est tout un univers de perceptions, de pensées, de sens, d’émotions, d’actions, de réactions, d’habitudes, de caractère, de résultats qui se convertit vers un état supérieur de réalisation. C’est cela même le sens de la TRANS-FORMATION . C’est un processus de re-création. Vous vous recréez en étant attiré absolument vers ce que vous voulez désormais devenir.

  1. Ne pensez surtout pas que vous en faites trop et concentrez-vous pour consentir les sacrifices nécessaires pour atteindre votre objectif

«Les grands vents ne soufflent que sur les hautes montagnes». La citation est de Napoléon Bonaparte. Selon le niveau de transformation auquel vous voulez parvenir, un degré de sacrifice est nécessaire. Et à ce tournant, la quantité de choses à retirer de ses habitudes n’est pas l’aspect le plus important. Ce qui importe, c’est le degré de volonté que vous êtes prêt à mettre de votre côté, du côté de votre désir pour devenir la vision que vous vous êtes fixée. Mieux, ce qui est primordial, c’est la capacité à se refuser les petites excuses qui viennent vous souffler à l’oreille que vous pouvez vous permettre de petits écarts. Bien souvent, cette voix viendra vous convaincre que vous venez juste de commencer, que la route est difficile, que tout le monde le sait, que vous ne devez pas être si dur avec vous-même, que vous avez le temps pour vous améliorer, que vous avez droit d’être paresseux de temps en temps et qu’ après viendra la perfection. Il en sera comme si l’amélioration que vous visez tombera du ciel  plus tard. Non. Ce n’est nullement le cas. Et votre mérite, votre satisfaction, votre évolution ne viendra pas d’autre chose : ils viennent du fait même d’être capable de faire les choses malgré l’envie de ne pas les faire.

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C’est ce qui construit un nouvel état d’esprit, les composantes de la nouvelle personne que vous devenez. On devient vite ou lentement une nouvelle personne en faisant effectivement les choses qui y concourent, non en remettant à plus tard les actions. Se refuser les petites excuses, voilà le secret. C’est donc l’application rigoureuse de la méthode des 4 D (désir, décision, détermination, discipline) qui conduit à la transformation certaine. Et la bonne nouvelle à retenir c’est qu’une loi de la croissance, la loi du moindre effort, énonce que lorsque vous êtes au début d’un projet, le fait de se concentrer et de produire le maximum de travail en début, fait que par la suite, l’effort à fournir est réduit, tout vient aisément, puisque la machine aura déjà pris. La discipline du début, c’est ce qui vous garantit la réussite dans le processus de transformation.

  1. Donnez le temps nécessaire pour instaurer les nouvelles bonne habitudes et ne vous attendez surtout pas à une transformation sans effort.

L’héroïsme dans la réalité comme dans les fictions pour la télé vient toujours du travail patient sur soi. Le processus qui a installé les mauvaises habitudes et qui a conduit aux résultats que vous voulez changer a consisté en de petites actions quotidiennes qui, lentement mais sûrement, ont structuré votre comportement et votre caractère au point où certains vous répondront qu’ils  ne peuvent pas cesser de manger ceci ou cela, de faire ceci ou cela parce qu’ils ont fini par avoir la ferme conviction qu’ils sont nés ainsi, conditionnés pour cela. Et pourtant, la vérité c’est que le conditionnement c’est l’installation d’un programme comportemental. On peut donc désinstaller ce programme et obtenir de nouvelles habitudes.

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Et il n’y a que cela qui amène au résultat. Une personne qui ne travaille pas à changer à fond les petits détails et qui s’attend à vouloir procéder par actions spectaculaires se berce d’illusions. Il est question d’installer des petites et simples habitudes quotidiennes. Celui qui veut écrire un livre, et qui ne le faisait pas avant et qui pense qu’il va du jour au lendemain prendre son clavier et accoucher d’une traite quelques centaines de pages, se trompe. La solution pour lui est de s’obliger à écrire un nombre minimum de pages par jour. C’est en le faisant même quand l’inspiration ne sera pas au rendez-vous, qu’il va éduquer son esprit, son imagination, ses émotions, son corps et tout son être à cet exercice. Ce faisant, en gardant le rythme rigoureusement, il dépassera les fausses illusions qui entourent généralement l’idée de l’inspiration pareille à une transe qui sans prévenir prend possession de l’écrivain. Il comprendra que l’inspiration vient quand on se met à écrire et que les idées viennent les unes après les autres parce qu’on s’est assis pour écrire et qu’on a concentré son esprit sur le sujet sur lequel on veut écrire. Une vérité connue dans le monde des arts martiaux montre d’ailleurs que les exploits des maîtres sont fondés sur des entrainements longs et méthodiques. Je vous laisse pour finir cette pensée de Jim Rohn à méditer : «La motivation, c’est ce qui vous pousse à démarrer. L’habitude, c’est ce qui vous permet de poursuivre le chemin.»

Augustin A. JOHNSON

Psychologue & Coach H&C TOGO

Par | 2016-12-22T23:00:05+00:00 juin 24th, 2016|Catégories : Croissance Personnelle|Mots-clés : , , , , , , , , , |0 commentaire

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