Comment se décider à transformer totalement sa personne et sa vie

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Qu’est-ce qui fait qu’à un moment donné de sa vie, on décide d’entamer, de poursuivre et d’accomplir la transformation personnelle profonde et systématique de notre mode de pensée, de nos habitudes, de notre caractère, de nos actions, de nos performances, de nos résultats, bref de vivre une vie de qualité supérieure?

L’histoire de plusieurs grandes figures du monde, qui ont réalisé des choses extraordinaires et qui inspirent aujourd’hui l’humanité entière ou des groupes restreints, révèle une constante, assez paradoxale : c’était des personnes qui étaient loin d’être parfaites.

Mandela, aujourd’hui symbole de l’acceptation de l’autre, a été au départ activiste et partisan de la violence contre le système de l’Apartheid. Gandhi avant d’être la «grande âme», le Mahatma, pour le mieux appliquer l’ahinsa (principe de non violence) et qui par ce seul principe a vaincu le système colonialiste de l’Empire britannique, était dans sa jeunesse un homme colérique, violent, peu enclin à l’ouverture d’esprit. Plusieurs coachs, formateurs, orateurs (John MAXWELL, Dale CARNEGIE et bien d’autres aux Etats-Unis, en Europe, en Afrique) avant de devenir les maîtres à penser ou les mentors en leadership ont été soumis à l’incapacité de se diriger eux-mêmes, de donner un sens à leur vie, de maîtriser leur émotionnel dans les relations humaines et en face de l’argent. Mais à un moment donné, ils ont dit un non radical ce qui était clairement un échec cuisant de leur vie et à partir de ce moment,  a commencé leur transformation.

1) En avoir assez de vivre en dessous de son potentiel

Ce non radical ou ras-le-bol fondamental peut émerger, selon les cas, de différentes situations : suite au fait de se rendre compte qu’on vit en deçà de qui on est capable d’être, ou que les principes auxquels notre être le plus profond est attaché, nous les violons, nous nous laissons corrompre, nous nous détournons de notre vraie et profonde personne, ou encore le fait d’en avoir marre d’être pauvre. Le sentiment de malaise, de honte ou de frustration ressenti est alors tel qu’on se sent moins que rien, on se rend compte de l’absurdité de la situation dans laquelle on a accepté si longtemps de vivre, de végéter. On prend conscience qu’elle ne sous correspond pas, one ne peut plus l’accepter. C’est forcément une prise de conscience qui n’est possible que chez des personnes de grandes valeurs morales, conscientes de leur capacité, attachées à la qualité, à la rigueur, à l’excellence, à un haut degré de principes moraux.

2) Prendre conscience de passer à côté de sa vie

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Le non radical peut émerger quand on a le fort sentiment de passer à côté de sa vie, de vivre une vie hors sujet, de ne pas être en train de devenir qui on veut être, qui on doit être. On sent sa vie couler, nous échapper inexorablement chaque jour avec un sentiment d’impuissance. Nous sommes ballotés par les vents, nous sommes le jouet des décisions d’autrui, des évènements externes. Le pire dans cette situation, c’est de se rendre qu’on est pris au piège dans le rêve des autres, de ne vivre que grâce aux initiatives des autres. Et que dire quand ceux-là qui initient les projets dans lesquels nous nous soumettons, espérant avoir l’occasion de nous exprimer, nous sommes persuadés d’être mieux qu’eux sur un plan ou un autre? Quel sentiment de frustration alors nous envahis? Se laissé entrainer dans le rêve d’autrui, y être mal à l’aise, se sentir exploité, savoir qu’on peut mieux faire-ou le croire- mais ne pas avoir le courage d’être soi. Ah quelle douleur atroce pour un esprit capable et conscient au fond de ses pouvoirs infinis ! Bien de fois, face à soi-même (étant donné qu’on peut mentir à tout le monde sauf à soi-même), on se retrouve seul, on enrage. Mais là, il n’y a personne à blâmer.

3) En avoir assez d’être toujours le pauvre

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Un autre contexte qui fait émerger le non radical, le ras-le-bol libérateur est le fait d’en avoir marre d’être pauvre. C’est enrageant d’être toujours celui qui manque de ci ou de ça. Peut-être quand on était enfant, et après adolescent, on pouvait le supporter, parce que de toutes les façons, c’est la faute aux parents quand à cet âge on n’a pas ce dont on a besoin ou ce qu’on désire. Mais quand on devient adulte, quand on a l’entière responsabilité de sa vie (de ce qu’on mange jusqu’à ce qu’on pense), là les données changent. La compréhension du problème se modifie. La situation des responsabilités aussi.

La société, d’abord et nous-même ensuite, tout devient plus dur quant à l’analyse de la responsabilité. On sait alors que c’est nous seul et nous seul qui avons en charge de bien vivre ou de mal vivre. Et la honte qu’on éprouve, quand en situation de graves difficultés, on est obligé d’aller demander de l’aide à x ou à y, surtout quand on en a l’habitude et qu’un jour, au lieu de l’aide attendue, on reçoit un mépris, une injure, une douche froide. Là, la honte apparaît dans toute son indignité, une indignité qui ne se partage pas. Elle nous tombe dur dessus et nous disons «Merde, je ne peux pas rester là ! Qu’est-ce que je fous de ma vie ? Nous connaissons l’histoire des ces personnes qui, dans des passes décisives comme celles-là, sont rentrées dans la chambre ou sont allées le soir à la plage ou un endroit reculé, se retrouvé avec elle-même, se sont hurlé des vérités, ont versé des larmes, ont déchiré leurs habits, et après ont pris une décision radicale qu’ils n’ont jamais oublié.

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On en arrive là parce qu’au fond, on sait à quel point, nous avons fuit les occasions de travailler dur, de maîtriser nos dépenses, de vaincre notre paresse et nos vices, d’oser, d’acquérir plus de compétences. On sait tout cela et on ne peut plus accuser qui que ce soit. C’est en ces moments qu’on sait qu’on est face au mûr, ou dos au mûr. C’est l’impasse.

En somme, écouter la voix intérieure qui dit que vous méritez plus

La vérité demeure la vérité quelque soit le lieu, la personne, les justifications qu’on créée dans sa pensée pour ne pas se sentir dérangé par elle. Les faits eux aussi étant têtus, et la situation inconfortable que vous vivez ne changeant pas au gré de vos fausses justifications, il vaut mieux accepter la réalité : votre vie n’est pas encore ce que vous rêvez ou méritez de faire, d’avoir et d’être. Autant se le dire maintenant, se mettre dans l’inconfort qui amènera à se décider d’agir et ainsi rentrer dans la dynamique de la transformation personnelle.

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Et c’est là l’essentiel. La différence fondamentale entre ceux qui réalisent de grandes choses et ceux qui regardent ces derniers comme des êtres extraordinaires, est simple : les êtres d’exception, le deviennent parce  qu’ils ont décidé à un moment de leur existence d’écouter cette partie de leur personne qui disait sans cesse: «Non, je ne suis pas fait pour cette vie malheureuse et honteuse. Je suis appelé à être plus grand. J’ai toutes les qualités qu’il faut. Je ne m’honore pas en restant si bas. Ce n’est pas normal. Ça doit changer!»

Effectivement, ça doit changer. Et le moment, c’est maintenant!

 Augustin A. JOHNSON, Pyschologue & Coach H&C TOGO

 

Comments

  1. Prosper Nkunku Répondre

    Si seulement toute personne pouvait prendre conscience de cela. Merci coach!

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